Novak Djokovic se défend : « Seules mes blessures sont remises en cause »

Novak Djokovic à Melbourne. (Sindy Thomas/Presse Sports)

Interrogé par la presse serbe sur les doutes qui entourent sa blessure à la cuisse gauche, Novak Djokovic n'a pas mâché ses mots.

Impressionnant face à Alex de Minaur (6-2, 6-1, 6-2), lundi en huitièmes de finale de l'Open d'Australie, Novak Djokovic est en forme sur le court, mais aussi en conférence de presse. Après avoir répondu aux questions des médias internationaux en anglais, le Serbe a, comme d'habitude, terminé l'exercice médiatique avec la presse locale. Il a alors été interrogé sur les soupçons émis par certains, journalistes, suiveurs et fans, autour de sa blessure à la cuisse gauche.

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« Je laisse le doute à ces gens, laissez-les douter, a-t-il répondu. Seules mes blessures sont remises en cause. Quand d'autres joueurs sont blessés, ce sont des victimes, mais quand c'est moi, je simule. C'est très intéressant... Je n'ai rien à prouver à personne. J'ai l'IRM, l'échographie et le reste, ceux d'il y a deux ans et ceux d'aujourd'hui. Je verrai si je les publie dans mon documentaire ou sur les réseaux sociaux. Peut-être que je le ferai, peut-être pas. »

En 2021, à Melbourne déjà, Djokovic avait annoncé souffrir d'une déchirure aux abdominaux, contractée pendant son troisième tour contre Taylor Fritz, ce qui ne l'avait pas empêché de remporter le Grand Chelem dix jours plus tard, provoquant beaucoup de questions autour de la réelle nature de sa blessure. Cette fois, c'est sa cuisse gauche, touchée à Adélaïde contre Daniil Medvedev et strappée depuis le début de la quinzaine, qui fait parler.

Après avoir découpé De Minaur, lundi en huitièmes de finale, le 5e mondial, qui n'avait pas caché son inquiétude lors des tours précédents, a indiqué n'avoir ressenti aucune douleur. « Il y a une semaine, je ne pensais pas vraiment au titre. Je pensais surtout à la façon d'être en assez bonne condition pour jouer le match suivant. La façon dont j'ai joué et dont je me suis senti ce (lundi) soir me donne des raisons de croire que je peux aller jusqu'au bout », a-t-il notamment expliqué, ce qui a ravivé les critiques sur la véracité de sa gêne.

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« Ce que les gens pensent ou disent ne m'intéresse pas vraiment, a-t-il balayé. C'est drôle, c'est intéressant de voir le storytelling autour de moi qui est différent de celui des autres joueurs qui traversent quelque chose de similaire. Mais je suis habitué à ça, ça me donne encore plus de force et de motivation. Donc je les en remercie. »

En quarts de finale mercredi, Djokovic affrontera le Russe Andrey Rublev.

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