Nucléaire : d'où vient l'uranium qui alimente les centrales françaises ?

© Jean-Francois FORT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Alors que la France se prépare à un hiver tendu sur le réseau électrique, tous les yeux sont rivés sur les centrales nucléaires. Elles ont tourné au ralenti depuis septembre à cause des retards pris dans les maintenances. Aujourd'hui, 24 réacteurs sur 56 sont à l'arrêt . Un coup dur pour la fameuse indépendance énergétique française que défend Emmanuel Macron . Pourtant, l'Hexagone dépend des importations de gaz mais aussi, et c’est peut-être moins connu, de celles d'uranium. C'est pourtant le carburant des réacteurs.

>> Retrouvez Europe Matin en replay et en podcast ici

7.000 tonnes d'uranium consommées par an

La France dépend essentiellement du Niger, du Canada, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan. Pour arriver jusque dans nos centrales, EDF passe les commandes, soit à son fournisseur français Orano soit à des fournisseurs étrangers comme l’anglosaxon Urenco. Ces derniers sont chargés d’extraire l’uranium des mines, éventuellement de le traiter, puis de l’acheminer jusqu’en France.

Des étapes inévitables, puisque l'Hexagone ne possède pas d'uranium, rappelle Ludovic Dupin, le directeur de l’information de la société française d’énergie nucléaire. "On importe intégralement cette ressource puisqu'il n'y a plus de mines en France. La France consomme environ 7.000 tonnes d'uranium naturel par an. Ça représente environ entre 500 millions et 1 milliard d'euros par an dans la balance énergétique française."

>> LIRE AUSSI - Nucléaire : «La France n’a pas fait les bons ch...


Lire la suite sur Europe1