Ocon devance Ricciardo : "C'est bon signe pour la fin de saison"

Basile Davoine
·3 min de lecture

Esteban, comment s'est déroulée cette course ?

C'était une bonne course, plutôt folle. Ça a commencé avec le départ. Dès que les feuxrouges se sont allumés, il a commencé à pleuvoir et je me suis dit que c'était un sacré timing. C'était très glissant dans certains virages. Mais nous sommes parvenus à faire tenir ces pneus mediums très longtemps et c'était vraiment bien. Je suis très content de ça. La communication avec l'équipe a très bien fonctionné. On a dû faire environ 55 tours avec les mêmes pneus. J'étais plus rapide à chaque tour donc c'est très satisfaisant sur ce point. Je devais passer au stand, mais je crois que j'aurais pu terminer la course avec ce train de pneus. Placer les deux voitures dans le top 10 sur un week-end où nous avions un peu de mal montre que, même dans les moments difficiles, nous pouvons être performants et marquer des points.

Esteban Ocon, Renault F1 Team R.S.20, Alex Albon, Red Bull Racing RB16

Esteban Ocon, Renault F1 Team R.S.20, Alex Albon, Red Bull Racing RB16<span class="copyright">Sam Bloxham / Motorsport Images</span>
Esteban Ocon, Renault F1 Team R.S.20, Alex Albon, Red Bull Racing RB16Sam Bloxham / Motorsport Images

Sam Bloxham / Motorsport Images

Est-ce une satisfaction de terminer devant Daniel Ricciardo pour la deuxième fois ?

Oui, je suis content. Dernièrement j'étais plus proche de Daniel. Ça montre que nous travaillons mieux, nous sommes plus proches de là où je pense devoir être et c'est bien. C'est bon signe pour la fin de saison. Comme je l'ai dit, ça m'a pris un peu plus de temps de m'intégrer dans l'équipe, de travailler en se comprenant les uns les autres. Récemment ça a bien marché et nous devons continuer comme ça.

Pouvez-vous terminer la saison au niveau que vous souhaitez par rapport à Daniel ?

C'est un long processus, évidemment. Après avoir été sur la touche une année, revenir dans une nouvelle équipe… il y a beaucoup à apprendre, il faut apprendre cette voiture, qui est très différente de ce à quoi j'étais habitué auparavant. Ça vient, nous sommes plus proches donc c'est une très bonne chose. Il reste quelques Grands Prix. Mon objectif personnel est d'être encore plus proche. Et bien sûr je veux utiliser ces opportunités pour me préparer de la meilleure façon possible en vue de l'année prochaine.

Pourquoi le rythme de Renault était-il plus en retrait ce week-end ?

C'est quelque chose que nous devons analyser. C'était plus ou moins la même configuration qu'au Nürburgring, mais dès que nous avons mis la voiture en piste, ce n'était pas aussi bon. Nous avions davantage de difficultés avec le train arrière ainsi qu'avec l'équilibre. Il faut analyser ça pour ne pas que ça se reproduise en cette fin de saison. Je dirais que c'était le plus mauvais équilibre que nous ayons eu depuis Barcelone. Il y a beaucoup de similitudes mais c'est aussi un bon apprentissage pour nous si nous voulons comprendre comment être plus forts sur ce type de circuit.