OL-Besiktas - Les notes : le chaos puis l'absurde

Un envahissement de terrain, de la bagarre, un match qui débute une heure en retard puis un but de Jérémy Morel. Si vous avez compris ce match entre l’OL et le Besiktas, c’est qu’on vous a mal expliqué.

On n’a pas compris grand chose ce jeudi soir à Lyon. Dès 19h, le chaos reignait déjà sur Décines où supporters turcs, supporters lyonnais et forces de polices s’échangeaient des amabilités sur le parvis du Parc OL. On n’a pas trop compris la compo, avec un Rachid Ghezzal une nouvelle fois titulaire (nous y reviendrons). Puis on a définitivement perdu le fil quand le parcage turc s’est mis à faire pleuvoir les pétards sur leurs homologues lyonnais en tribunes inférieures. Après une heure de bazar incommensurable marqué par un envahissement de terrain et un Jean-Michel Aulas qui part se placer en Virage Sud, ce quart de finale a enfin démarré. Et on n’avait encore rien vu.


Une première mi-temps en dessous de tout, puis le miracle

Du côté de la première période, rien de nouveau pour l’OL. Un néant collectif, saupoudré de fautes de concentration honteuses, dont une qui offre un premier but cadeau aux Turcs. Comme face à la Roma, Lyon entre aux vestiaires la queue entre les jambes, et difficile alors d’imaginer que les Gones peuvent inverser le cours du match. Entre un Lacazette peu en réussite, un côté droit Rafael-Ghezzal catastrophique et un état d’esprit inexistant, il y avait de quoi se résigner et rentrer chez soi.


Et puis, il y a eu un sursaut. Il y a d’abord eu ces montants qui ont retardé l’échéance pour le Besiktas, avant que Corentin Tolisso ne délivre enfin le formidable outil. Jusqu’ici, on suivait encore le fil, on était encore dans le domaine du réel, dans cette configuration habituelle d’un OL à deux vitesses qui ne se réveille toujours qu’un peu trop tard et laisse des regrets.

Deux minutes plus tard, Jérémy Morel chipait le ballon dans les pieds du gardien de but adverse et offrait la victoire à l’OL. Là, on a définitivement arrêté d’essayer de comprendre.


LES NOTES

Lopes (3) : Ouloulou que c’est compliqué depuis une semaine pour Anthony Lopes. Déjà totalement à la rue contre Lorient le week-end dernier, le Portugais a enchainé les sorties suicidaires et les relances totalement ratées, en plus de ne pas être irréprochable sur le but. Il va falloir se ressaisir, et vite.

Rafael (1) : On pourra aisément pardonner l’apport offensif catastrophique de Rafael tant son compère du soir sur le côté droit fut une plaie (voir plus bas). Difficile par contre d’excuser la prestation défensive du Brésilien. Coupable sur le premier but, l’ancien de United a été absolument catastrophique dans chacune de ses interventions, et peut s’estimer heureux de ne pas avoir écopé d’un carton rouge. Remplacé par Christophe Jallet à la 52e minute qui, comme face à la Roma, a redynamisé l’équipe tout en verrouillant son côté droit. Le Divin Chauve est de retour.

Diakhaby (5) : Match habituel pour Mouctar Diakhaby. Fort dans les duels, presque décisif sur corner, et pas très serein à la relance. Le défenseur lyonnais est toujours un excellent stoppeur, mais doit toujours autant progresser balle au pied.

Mammana (6) : Fébrile en première mi-temps comme il l’avait été à Lorient, Emanuel Mammana s’est mis en colère en seconde période, au point de tenter (et réussir) des percées dans les 40 derniers mètres adverses qui n’ont pas été sans rappeler un certain Samuel Umtiti. L’Argentin avait sombré le week-end dernier, il a prouvé ce soir qu’il n’était jamais aussi bon que quand il était en confiance.

Morel (1000) : Tout est pardonné Jérémy. Tes errances défensives, tes matches catastrophiques depuis un an et demi, tes centres en tribunes, tes débordements foireux. Tout est pardonné. Parce que pour aller taquiner Fabri dans la surface, pour y croire, à ce but improbable, il fallait être un fou, un inconscient. Tout est pardonné Jérémy, allons faire un tour au paradis dans ton Renault Kangoo.



Tousart (6) : En première période, le jeune Lucas Tousart a tenu seul (comme souvent) la maison Olympique Lyonnais. Exceptionnel dans son impact physique, le Nordiste a été absolument monstrueux, preuve qu’il n’est jamais aussi bon que lorsque Maxime Gonalons n’est pas à ses côtés. Les évidences se confirment.

Tolisso (8) : Quel match absolument immense de Corentin Tolisso ! Jamais en difficulté, toujours serein, le milieu lyonnais a d’abord tapé la barre avant d’offrir une égalisation primordiale à son club en reprenant un ballon qui errait dans la surface après un coup-franc. Le numéro 8 des Gones fait plus que jamais honneur à son numéro avec sa capacité à débloquer les matches où l’OL s’enterre qui rappelle celle qu’avait Juninho, ancien porteur de ce fameux numéro, avec ses coup-francs. Nul doute que “Coco” ira haut. Très haut.


Valbuena (6) : Mathieu Valbuena aurait pu être le grand héros de la soirée, avec ce déboulé incroyable conclu par une frappe qui vient mourir au ras du poteau. Virevoltant sur son aile gauche, l’ancien Marseillais a une nouvelle fois été très juste et très précis sur coup de pied arrêté. Petit Velo’v est plus que jamais indispensable à l’OL. Qui l’eût cru.

Fékir (4) : Une bonne nouvelle ce soir concernant Nabil Fékir, c’est que sa capacité à éliminer et à accélérer est bien là. La mauvaise, c’est que le meneur lyonnais a eu une nouvelle tendance à trop en faire, à l’image de ce carton jaune mérité pour une simulation dans la surface. Ne manquait qu’un peu de simplicité et de lucidité pour que Nabil Fékir pèse sur le jeu comme il sait le faire habituellement.

Ghezzal (-12) : Comment justifier UNE NOUVELLE FOIS la titularisation d’un joueur libre dans deux mois, qui gâche chaque ballon qu’il touche et qui n’a plus été décisif depuis une éternité ? Remplacé par Maxwel Cornet qui, même en étant très mauvais, a permis à l’OL de retrouver un peu de football. Il suffisait d’enlever l’épine du pied.


Lacazette (4) : Le travail défensif énorme d’Alexandre Lacazette ne compensera pas son terrible manque de réussite face au but. Plusieurs fois hors-jeu sur des occasions énormes, le buteur lyonnais a raté deux énormes occasions qui auraient pu donner beaucoup d’air aux Lyonnais. Un match à oublier pour le meilleur buteur des Gones.


 

Charly M. 

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