OL-Lorient - Les notes : Lyon a-t-il touché le fond ?

Perdre 4-1, à domicile, contre un relégable qui avait perdu 6 de ses 8 derniers matches. Impossible vous dites ? Eh bien l’OL l’a fait, et bien fait même ! Après une victoire 3-0 en trompe-l’oeil contre Metz cette semaine, Lyon n’a cette fois pas fait illusion et a pris un monumental bouillon contre Lorient. Une défaite impressionnante, misérable, mais qui au fond ne surprend pas vraiment.

Plusieurs fois cette saison, on a pu se dire “Ah, ça y est, l’OL a touché le fond, il ne pourra que remonter la pente désormais”. Les défaites à Lorient, à Caen, à Dijon et contre Guingamp sont des exemples parmi d’autres. Et pourtant, samedi soir, Lyon a réussi l’exploit d’aller encore plus bas dans le pitoyable en concédant une humiliation à domicile contre une équipe presque condamnée. Difficile de trouver une explication à cet énième naufrage de l’OL tant tout a dérapé dans cette rencontre. Car oui, les Gones ont mené 1-0, presque 2-0 même, avant de disparaître de la surface du Parc OL, de la région lyonnaise, du globe même.


4-1 score final, et un constat toujours plus amer : dans le cas très probable où l’OL ne remporterait pas l’Europa League, cette saison 2016-2017 serait à marquer d’une pierre blanche comme la saison la plus catastrophique depuis plus de 20 ans. Avec un effectif aussi qualitatif, un stade aussi beau et un budget aussi conséquent, l’exploit est à saluer.


LES NOTES

Lopes (2) : Souvent cette saison, Anthony Lopes a sauvé l’OL à lui tout seul. Pas aujourd’hui. Aucunement décisif et auteur de quasiment aucune parade, le Portugais a offert le quatrième but aux Merlus sur une relance totalement ratée.

Jallet (2) : Très disponible sur le côté droit et rarement attaqué, Christophe Jallet a réussi l’exploit de ne pas réussir un seul centre malgré l’incroyable temps dont il disposait à chaque fois pour ajuster sa tentative.

Mammana (2) : On a souvent loué la capacité d’anticipation et le sang-froid à la relance d’Emanuel Mammana. Ce soir, il semble que ce fut plutôt Jean-Pascal Mammana qu’Emanuel qui était sur la pelouse tant l’Argentin a tout raté, avec en point d’orgue cette erreur d’anticipation, compensée par un bon retour transformé en passe décisive sur le deuxième but lorientais. Un calvaire de bout en bout.


Mapou (3) : Mapou Yanga-Mbiwa a été le meilleur défenseur lyonnais ce soir. Et il a quand même été très mauvais. Aucune erreur fatale à déplorer, et c’est déjà pas mal du tout !

Rafael (2) : Beaucoup de percussion pour aucune différence, et un impact défensif proche du néant : Rafael à droite, ça passe une fois sur deux. Pas ce soir.

Gonalons (2) : Oui bah comme d’habitude pour Maxime Gonalons hein. Cette fois, Lucas Tousart n’était pas là pour rattraper le néant de son capitaine. Invisible à la relance, catastrophique sous pression : le numéro 21 de l’OL n’a jamais réussi à stopper l’hémorragie. Un peu de leadership ne ferait pas de mal, un jour.

Ferri (3) : Comme d’habitude aussi pour Jordan Ferri. Le milieu lyonnais a donné beaucoup de lui-même, mais sans jamais vraiment réussir à donner de bonne passe ou à réaliser une bonne course. On se consolera en se disant qu’il était loin d’être le plus mauvais ce soir. Remplacé par Alexandre Lacazette (64e), qui a semblé dépité d’être lâché au milieu de ce champ de ruines qu’était l’OL après l’heure de jeu.

Tolisso (5) : Il y avait un seul joueur de football sur le terrain ce soir côté lyonnais, et c’était comme souvent Corentin Tolisso. Auteur d’un but que l’on pensait décisif et salvateur, le nouvel appelé en Bleu n’a pas pu tenir à lui tout seul la maison Olympique Lyonnais. Dommage.


Fékir (3) : LACHE TON BALLON NABIL.

Cornet (0) : Comme dirait la jeune fille de ‘C’est mon choix’ : “Je suis pas venue ici pour souffrir okay ?”. Voilà comment on pourrait résumer le match de Maxwel Cornet. Point d’orgue du match de jeune lyonnais : ce sublime sauvetage face au but vide alors que l’OL menait 1-0. Dommage que ce sauvetage ait été effectué devant le but lorientais. Remplacé par Mathieu Valbuena, tout proche d’offrir l’égalisation sur coup-franc (comme toujours), invalidé pour hors-jeu.


Memphis (2) : La capacité de Memphis à faire la différence n’a d’égal que son incroyable tendance à tout rater face au but. Par deux fois, le Néerlandais a eu la balle du break au but du pied, et par deux fois, il s’est manqué. Les matches de Memphis, souvent entâchés de beaucoup de dechet technique, sont souvent définis par son réalisme face au but. Ce soir, ce n’était pas le jour de l’ancien du PSV.


Charly M. 

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