OL - PSG (0-1) : les notes des Parisiens

Dans le périlleux choc de la 6e journée de Ligue 1 face à l’Olympique Lyonnais, le Paris Saint-Germain a poursuivi sa belle dynamique de victoires. Analyse des performances individuelles des Parisiens.

Keylor Navas (5) : Pour son tout premier match hors de la capitale, le nouveau portier du PSG n’a pas eu autant de boulot que son homologue lyonnais. Hormis le premier frisson de la rencontre sur une frappe de Mendes (4e) au-dessus du cadre, le Costaricien a vécu un match plutôt calme, où la sérénité a encore été reine dans les cages parisiennes. D’ailleurs, les Lyonnais n’ont cadré aucun tir de la rencontre.

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Thomas Meunier (6) : Souvent décrié, parfois évincé dans la hiérarchie des arrières droit, Thomas Meunier a offert face aux Lyonnais une deuxième réponse à Thomas Tuchel. Très offensif, l’international belge est souvent monté au créneau pour offrir des solutions à Neymar ou Di Maria dans son couloir droit. Mais il aussi fait taire les critiques sur son apport défensif, déjouant les contres lyonnais à de multiples reprises, stoppant Kone, Depay ou Adelaide sans lésiner sur les efforts (10e, 25e, 41e). Malgré une condition physique déclinante lors des 15 dernières minutes, il faut saluer le match du latéral droit, qui a touché (107) et récupéré (10) plus de ballons que n’importe quel autre parisien.

Thiago Silva (7) : Dans un match où la défense a été primordiale pour freiner les assauts des Rhodaniens, le capitaine parisien a été à la hauteur de l’événement. De la tête, des épaules et des crampons, le n°2 a réussi à museler un Dembélé en feu depuis le début de la saison, et à l’empêcher de créer toute différence individuelle en remportant la totalité de ses duels sur le rectangle vert. Toujours aussi précieux dans ses interventions, ses relances et ses anticipations, il a permis à l’équipe de ne pas subir de grosses occasions. Happy Birthday.

Abdou Diallo (5) : Après une désillusion cette semaine avec la non-titularisation face à Madrid, l’international espoir français a fait son retour dans l’équipe de Tuchel, au détriment de Presnel Kimpembe. Et malgré quelques absences éphémères et ballons mal relancés, il a surtout été très important face à un Jeff Reine Adélaïde toujours aussi remuant. Comme face à Strasbourg, il a regagné le poste de latéral gauche à la sortie de Bernat (71e).

Juan Bernat (7) : Après son doublé de passes décisives face au Real, le latéral gauche en avait encore dans le ventre. Comme d’habitude avec le ballon, l’Espagnol a réussi à apporter à la fois la qualité de passe et des solutions dans la largeur pour Neymar quand Paris était dans le camp adverse. Malgré une absence qui aurait pu coûter cher en début de seconde période, Bernat n’a pas franchement été mis en danger. On notera à nouveau ce moment de grâce, où le latéral a transpercé sans trembler tout le milieu de terrain. Remplacé par Kimpembe à la 71e minute.

Marquinhos (6) : Relancé dans le milieu de terrain parisien pour le second match consécutif, Marquinhos a tenté d’être au four et au moulin. Propre, combatif sans être étincelant, le vice-capitaine a surtout été essentiel pour freiner les ambitions de Memphis Depay.

Idrissa Gueye (6) : Après sa leçon de football livrée face au Real Madrid, difficile de faire mieux quatre jours après pour la nouvelle recrue parisienne. Sobre, efficace, infatigable, Gueye joue toujours vite et bien. Si l’on voudrait être tatillon, nous noterions toutefois quelques ballons perdus, et ce ballon de Neymar mal négocié à un quart d’heure de la fin du match.

Ander Herrera (5) : Pour sa toute première titularisation en Ligue 1, l’Espagnol a dû trouver ses repères dans un milieu totalement inédit, avec Gueye et Marquinhos. Entre l’envie d’apporter de la présence dans la surface et la nécessité de soutenir Gueye à la récupération, Herrera a été plutôt discret, sans toutefois se mettre en danger. Simple, mais efficace. Remplacé à la 71e, remplacé par l’indispensable Verratti.

Neymar Jr (7) : Pour le second match de sa saison parisienne, le Brésilien a retrouvé l’aile gauche de l’attaque parisienne. Et comme à son habitude, le n°10 a alterné entre des percées dangereuses, des tentatives avortées, des combinaisons généreuses, du déchet et quelques éclairs. Et si Neymar a d’abord vu tous ses espoirs captés par les gants d’Anthony Lopes (pas moins de 8 tirs dont 5 cadrés), le Brésilien s’est surtout encore muté en sauveur parisien, au milieu d’une défense agrippée à ses crampons. Classe, chirurgical. En deux rencontres, Neymar offre deux victoires à un PSG muselé.

Angel Di Maria (6) : El Fideo avait lâché les chevaux face au Real Madrid mercredi, et il aurait été difficile pour lui d’offrir aux Parisiens un récital aussi abouti. Malgré quelques combinaisons intéressantes avec Neymar ou Meunier, et une volonté indéniable de tenter, l’Argentin avait les jambes lourdes. Et si, en bout de course, il rate l’occasion d’ouvrir le score (71e), il ne manque pas celle de servir Neymar (87e) pour l’ouverture du score.

Eric-Maxim Choupo Moting (5) : Pour son retour en tant que titulaire dans le 11 de Thomas Tuchel, celui qui avait inscrit trois buts en deux rencontres de Ligue 1 n’a pas su être plus réaliste que ses compères d’attaque. Placé beaucoup plus bas sur le terrain que les deux flèches parisiennes, le Camerounais a tenté de compenser son absence du front de l’attaque par les efforts défensifs. Outre quelques situations dangereuses mal négociées (11e, 54e), l’attaquant s’est surtout rendu disponible pour combiner sans pudeur avec Di Maria et Neymar dans les petits espaces échappant aux trois centraux lyonnais.

Thomas Tuchel (7) : En terres lyonnaises, l’Allemand se savait en terrain miné, où le PSG était tombé à 4 reprises lors de ses 6 derniers déplacements en Ligue 1, où il fallait déjouer les pronostics, malgré les absences, les jambes lourdes et les esprits émoustillés post-Ligue des Champions. Résultat, malgré quelques percées des hommes de Sylvinho, l’équipe parisienne a surtout affiché une belle maitrise collective que l’on n’avait plus vue depuis quelques temps sur les terrains du championnat. Et outre le 5e clean sheet consécutif, voilà une série de 45 matches en Ligue 1 où le PSG trouve le fond des filets, rien que ça.






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