Oliveira ne boude pas son plaisir malgré son 13e temps

Guillaume Navarro
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Auteur d'un encourageant meilleur temps en EL1 dans les derniers instants de la longue première séance de roulage qui s'est déroulée sur le tracé portugais de Portimão, s'est par la suite acquitté d'une treizième marque au cours des EL2, eux aussi longs de 1h10, avec un chrono tout juste passé sous la barre des 1'40''.

Avec cette journée conclue à 0''529 du meilleur temps absolu inscrit par Johann Zarco sur la Ducati satellite du team Avintia, Oliveira ne figure ainsi pas dans le top 10 des temps cumulés des séances du jour, permettant au terme du cumul avec les EL3 de disposer d'un ticket d'accès direct à la Q2.

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Le représentant local et premier vainqueur portugais dans la catégorie reine n'est aussi que le troisième représentant KTM dans la hiérarchie, derrière Brad Binder (cinquième à 0''280) et Pol Espargaró (huitième à 0''366). Pourtant, Oliveira était bien loin de faire la moue au terme de la journée, satisfait qu'il est d'avoir pu conserver un pneu tendre pour le time-attack de demain.

"Ce fut une bonne journée, j'ai apprécié chaque tour et c'était bien de découvrir Portimão en MotoGP pour la première fois", déclarait-il ainsi en guise première impression. "Nous savions que c'était une piste où il y aurait des écarts très faibles entre les pilotes mais le feeling global est bon et je me sentais bien sur la moto. Sur la fin, je n'ai pas mis un second pneu [tendre] pour [économiser pour] le time-attack de demain donc je suis assez satisfait du résultat. Il y a une paire de choses à faire progresser sur la moto et je suis globalement content de l'issue de la journée."

Avec pas moins de sept virages en aveugle sur ce tracé très vallonné, les pilotes sont confrontés à quelque chose de différent de ce à quoi ils ont l'habitude. Pour autant, Oliveira ne juge pas cela comme une si grande contrainte, notamment physique, et avoue avoir pris énormément de plaisir en piste. "Une fois que tu tiens ta trajectoire, tu essaies de l'atteindre à chaque fois et je suppose que c'est comme pour un pilote de motocross qui arrive sur une bosse : lorsqu'on arrive sur la bosse, on ne voit pas sa fin mais on fait pointer la moto dans une direction et si tout va bien on finit là où on est supposé arriver ! Dans le cas d'ici, on pointe la moto dans une direction et on va à la sortie exactement là où on souhaite être !"

Selon le pilote Tech 3, la partie la plus compliquée de la piste est "le secteur 2, en raison de la grosse descente." Freiner dans le premier virage n'a pour le moment pas rendu les meilleures sensations d'efficacité à Oliveira "mais on ressent un truc sympa dans l'estomac", s'esclaffe-t-il, appréciant également "le dernier virage, très fun avec ce genre de puissance".

"Je pense que c'est l'une des pistes les plus belles et les plus fun que nous ayons au calendrier", tranche-t-il dès lors, tout en cherchant encore à déterminer quel type de moto est nécessaire à l'établissement d'une performance optimale. "C'est assez dur à comprendre, mais je pense [qu'il faut] une moto assez stable à l'accélération. De l'extérieur, on peut voir qu'il y a beaucoup de montées/descentes et quand on charge l'avant, il faut un avant très stable globalement, également pour les points de freinage. Il est important d'avoir une moto qui est sous contrôle ; je ne dirais pas super stable, mais qui vous permet de bouger au freinage."