OM-Atletico : 0-3 / Les notes des Marseillais : L'erreur n'était pas permise


Face à une équipe de l’Atletico ultra-efficace, les Marseillais ont payé cash leur toute première erreur. Une défaillance qui, conjugué à la sortie prématurée de Payet, a trop rapidement plombé l’état d’esprit marseillais pour pouvoir prétendre à la victoire finale.

S. Mandanda, impuissant face à l’Atletico (0-3)
S. Mandanda, impuissant face à l’Atletico (0-3)

Mandanda (4) : Son premier ballon du match n’était certes pas une offrande au départ (passe en retrait de L. Gustavo) mais il ne l’a pas non plus transformé en cadeau pour Anguissa avec cette passe appuyée plein axe qui amène l’ouverture du score (0-1, 22eme). Du coup, toutes ses autres interventions ont fait peur au stade même s’il a plutôt assuré par la suite.

Sarr (6) : Aussi performant offensivement que défensivement, il a livré un match complet, un match de latéral moderne. Alors certes, ses nombreuses montées n’ont pas payées mais il faudra chercher plus haut les fautifs…

Rami (5) : Son combat avec Diego Costa a débuté dès la 1ere minute et il s’est poursuivi tout le match. Parfois dépassé par la vivacité de l’Espagnol, il a eu le mérite de ne jamais baisser les bras et de lui rendre le change dans l’engagement physique.

Luiz Gustavo (5) : S’il a coupé bon nombre de trajectoires et de passes en profondeur, il a, en revanche, trop peu participé à la construction du jeu de son équipe, se contentant de passes latérales sans risques. Sa place est incontestablement au milieu mais ça, il n’y est pour rien.

Amavi (3) : Pris en défaut dans son dos sur le 2eme but madrilène, il a trop souvent été dépassé par les vagues des colchoneros. Plus intéressant dans ses montées mais ce soir, la priorité était ailleurs.

Anguissa (4) : Son entame de match a été assez impressionnante avec un paquet de duels remportés. Mais évidemment, sa prestation globale est ternie par ce contrôle catastrophique, même si, encore une fois, la passe de Mandanda n’était pas un cadeau. Mais on le sait, en finale, ce genre d’erreurs ne pardonne pas et ce n’est pas son engagement qui restera mais bel et bien cette terrible boulette.

Sanson (5) : Utile dans la transmission du jeu marseillais, on peut tout de même regretter qu’il n’ait pas davantage pris de risques balle au pied pour créer la différence dans les 30 dernières mètres. Il a finit par s’y résoudre en fin de match en offrant un superbe centre à Mitroglou.

Ocampos (5) : Marseillais le plus combatif et entreprenant, il a aussi souvent été brouillon dans ses dribbles. Sa sortie avant l’heure de jeu (55eme) a tout de même laissé perplexe car son remplaçant (Njie) n’a jamais montré la même implication.

Payet (4) : Sa sortie prématurée (32eme) a évidemment plombé l’équipe. Compte-tenu du stress et de l’intensité d’une finale, sa rechute était pourtant écrite et son choix de débuter un peu insensé, pour ne pas dire égoïste. Avant ce drame, le Réunionnais aura eu le temps de montrer ce qu’il aurait pu apporter à 100%, notamment sur ce caviar du début de match, vendangé par Germain (4eme). Remplacé par Lopez (4), auteur d’une entrée timide, comme trop souvent lors des grands RDV.

Thauvin (3) : Lui aussi a une fâcheuse tendance à passer au travers des grands matchs et ce n’est pas cette finale qui fera exception à la règle. Trop passif à la récupération et inefficace balle au pied, il a traversé ce match tel un fantôme.

Germain (2) : L’ancien Monégasque s’est au contraire fait remarquer dans des proportions qu’il ne souhaitait évidemment pas. Son face à face bazardé dès la 4eme minute a donné le ton de son match. Fébrile ensuite dans toutes ses tentatives, il a semblé vivre un calvaire que son entraîneur ne s’est résolu à abréger qu’en faisant entrer Mitroglou à la 74eme minute. Le Grec aurait pu changer le cours du match mais sa tête finit sur le poteau (81eme).

Garcia (3) : Son choix d’aligner d’entrée un Payet diminué par une sérieuse blessure à la cuisse s’est vite retourner contre lui, le contraignant à un premier changement à la demi-heure de jeu. Peu inspiré ce soir, il n’a par la suite jamais permis à son équipe d’exister au milieu en exfiltrant un Luis Gustavo, inutile en défense. Simeone n’était pas sur le banc mais il tout de même donné sa petite leçon de coaching ce soir. 

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