OM : Combien lui coûte la « grave trahison » de Mediapro ?

Thomas
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Eyraurd OM
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Eyraud est colère contre Mediapro, mais se veut rassurant pour la situation de l’OM

Jacques-Henri Eyraud est remonté et il ne cache pas son courroux contre Mediapro, dans une interview accordée à France Bleu Provence, ce mardi. Le président de l’OM évoque une « grave trahison », du groupe sino-espagnol contre le football professionnel français, maintenant que l’on sait que le diffuseur de la saison en cours et des prochaines n’est plus solvable pour la suite.

65% du chiffre d’affaire qui disparaît

Jacques-Henri Eyraud précise sa pensée : « On est comme un théâtre qui paie ses acteurs à jouer dans une salle vide, à cause du virus, et avec un diffuseur qui ne paie pas. Pour nous, c’est 65 % du chiffre d’affaires qui disparaît. C’est grave, c’est une trahison ». Près de deux tiers du CA qui s’effondrent, n’importe où ailleurs dans le monde de l’entreprise, la situation serait aussi qualifiée de « grave ».

Un manque à gagner de 84,5 M€ sur les projections de 2019

Si l’on prend Eyraud au pied de la lettre, sur un chiffre d’affaire de l’opérationnel (hors mutations de joueurs), à près de 130 millions d’euros en 2019, cela représenterait un manque à gagner de 84,5 millions d’euros. On doute que la seule faillite de Mediapro puisse causer autant de dégâts. Tel que nous l’avions d’ailleurs montré récemment, les droits de l’audiovisuel pèsent 46,2% des bénéfices de l’opérationnel, du club phocéen. Sauf à ce que le calcul du président marseillais ajoute les pertes liées à la billetterie, avec la succession de matches à huis clos.

Avec la billetterie l’OM souffre, mais son actionnaire est solide

A ce compte là en effet, le manque à gagner pour l’Olympique de Marseille approche sûrement les deux tiers du CA. Et alors en effet, ce sont plusieurs dizaines de millions d’euros qui ne rentreront pas dans les caisses du club. L’urgence est donc de trouver un nouveau diffuseur, en espérant très vite, le retour du public dans ls stades. A Marseille, dans ce contexte, chacun fait le dos rond et son job, en attendant des jours meilleurs. Eyraud rappelle que son club a « la chance d’avoir un actionnaire solide », en la personne de l’homme d’affaire américain, Frank McCourt