OM-Sporting Portugal pourrait se jouer à huis clos

De vifs incidents ont éclaté en tribunes au Vélodrome mardi soir. (F. Porcu/L'Équipe)

Sous le coup d'un huis clos total avec sursis, le club marseillais pourrait payer cher les sérieux incidents au stade Vélodrome, mardi soir face à Francfort. L'UEFA a ouvert un cas disciplinaire contre l'OM et contre Francfort.

Connue de tous pour avoir été largement relayée par les médias et le club avant la rencontre de Ligue des champions à hauts risques face à Francfort, la menace d'un prochain match européen dans un stade vide n'a pas changé grand-chose à l'attitude des supporters marseillais.

Mardi soir, même s'ils ont été provoqués par les Allemands, les premiers à tirer un fumigène en leur direction, ils ont ensuite tout fait (jets de fumigènes et de feux d'artifice notamment) pour pousser la commission de discipline de l'UEFA à sévir.

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Ce mercredi soir, elle a ouvert un cas disciplinaire contre l'OM (pour lancers d'objets, utilisation d'engins pyrotechniques et de laser, perturbations dans le public et blocage des issues de circulation) qui fait craindre pour son prochain match à domicile, car le club marseillais est sous le coup d'un huis clos total après les débordements qui ont émaillé sa demi-finale retour de Ligue Europa Conférence contre Feyenoord, le 5 mai au stade Vélodrome. Pour « usage d'engins pyrotechniques » et « diffusion de messages provocants et haineux » (un tifo « UEFA Mafia » dans le virage Sud avait été déployé), l'instance européenne a sanctionné le club olympien « d'un match à huis clos total avec sursis, courant sur une période de deux ans, lors des prochaines compétitions organisées par l'UEFA ». Avec en parallèle une amende de 40 000 euros.

Une décision de l'UEFA rendue avant le 4 octobre

Pour que le sursis tombe, il faut que les faits observés mardi soir soient « de même nature » que ceux contre Feyenoord. Entre les deux dossiers, il manque les « messages provocants et haineux ». Mais cela pourrait ne pas suffire à sauver la mise de l'OM, comme le craignent les dirigeants marseillais.

Car c'est surtout l'usage d'engins pyrotechniques qui a motivé la sanction d'un huis clos total avec sursis infligée le 8 juin dernier. Pour l'heure, on ne connaît pas encore la date de réunion de la commission de discipline de l'instance européenne qui traitera le cas marseillais (et celui de Francfort, dont certains supporters ont fait des saluts nazis en tribune). A priori, elle devrait se réunir avant le prochain match à domicile, le 4 octobre au Vélodrome, face au Sporting Portugal. Si ce n'est pas le cas, elle traitera le dossier avant OM-Tottenham, prévu le 1er novembre.

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