Ons Jabeur : « Je sais que je fais partie de ces joueuses qui vont gagner un Grand Chelem »

Ons Jabeur : « Je sais que je fais partie de ces joueuses qui vont gagner un Grand Chelem »

Malgré un nouvel échec en finale de l'US Open face à Iga Swiatek (6-2, 7-6 [5]), deux mois après celui en finale de Wimbledon, Ons Jabeur restait résolument positive et ambitieuse pour l'avenir, persuadée de décrocher un jour ce fameux Grand Chelem.

Dans quel état d'esprit sortez-vous de cette deuxième finale de Grand Chelem perdue cette saison ?
Triste, un peu déçue, mais avec beaucoup d'espoirs pour les prochains Grands Chelems, les prochains tournois. Je sais que j'ai tout donné. Elle a joué incroyable à certains moments. Je pense qu'elle a joué le match des deux semaines. Mais c'est Iga (Swiatek), quand elle est en finale, elle joue comme ça. J'ai beaucoup à apprendre de cette finale sûrement. Mais je suis satisfaite d'avoir pu aller aussi loin. J'ai décroché la 2e place mondiale, une qualification pour le Masters de fin de saison. Il y a déjà beaucoup de positif. On va apprendre de cette finale encore une fois et on va revenir plus fort.

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Le regret est-il principalement sur le premier set, où Swiatek démarre très agressive et où vous semblez un peu sur la retenue ?
Un peu, oui et non, je dirais. Elle était hyper agressive, elle jouait son meilleur tennis, elle frappait toutes les lignes. J'ai vu les statistiques à un moment : 92 % de premières balles (90 % à la fin du premier set exactement), je n'ai jamais vu ça sur un match de tennis ! Parfois, je peux être dure avec moi-même, mais là. Après, j'ai pu renverser un peu la partie, ce qui était bien. Cela aurait pu faire 6-2, 6-2. Je suis très contente d'avoir déjà pu réaliser ça. La prochaine fois, je pourrai renverser complètement la partie et gagner en trois sets !

« Il faut mettre beaucoup de pression, il faut que je sois comme ça avec moi-même, un peu dure, me dire que je dois gagner

Vous demeurez toujours très positive, vous êtes certaine de rebondir, vous visez ouvertement la place de n°1 mondiale, c'est une vraie force ?
C'est important. Avant, j'étais une personne très négative et ça m'affectait beaucoup. Je me suis aperçue que je ne gagnais rien à cela. Le truc, c'est qu'avant la finale, pendant ce tournoi, j'ai tout donné, j'ai tout fait à 100 % et à un certain moment, je ne peux plus faire mieux. Je vais apprendre de ça. Ce qui me reste, c'est d'être positive. Je sais que je fais partie de ces joueuses qui vont gagner un Grand chelem. Ça va venir difficilement, mais ça va venir un jour. Je garde cette positivité pour vraiment être là et gagner ce put... de Grand Chelem (sourire) !

Ne vous mettez-vous pas trop de pression en pensant ainsi ?
S'il n'y a pas de pression, je me relâche, je me connais. Il faut mettre beaucoup de pression, il faut que je sois comme ça avec moi-même, un peu dure, me dire que je dois gagner, que je dois gagner. Parce que je mérite ça. Sinon, si je dis, « ah ce n'est pas grave, ce sera pour la prochaine finale etc. », là, ça ne va pas le faire, je me connais.

« Il y a des gens qui veulent me voir jouer en Tunisie, c'est une bonne opportunité

Entre Wimbledon et l'US Open, laquelle des deux finales perdues fait finalement le plus mal ?
En fait, les deux vont faire vraiment mal. Wimbledon, c'était dur (défaite 3-6, 6-2, 6-2 contre Elena Rybakina), celle-là aussi. Ça fait partie du tennis malheureusement. Il n'y a qu'une seule gagnante. Espérons qu'il n'y en aura pas une troisième.

Il y a un nouveau tournoi au calendrier, le WTA 250 de Monastir (3 au 9 octobre), où vous jouerez à la maison ! À quoi peut-on s'attendre ?
Écoutez, je serai là, je suis prête pour gagner ce tournoi ! Il y aura beaucoup de pression sur moi, mais je serai prête. Cela fait plaisir d'avoir un tournoi comme ça en Tunisie. Ça montre qu'on évolue, que le tennis évolue en Tunisie. Et je suis vraiment contente qu'on accueille ce 250 000 dollars, pour avancer, pour inspirer les jeunes. Ça commence par là. Il y a des gens qui veulent me voir jouer en Tunisie, c'est une bonne opportunité.

Mais comment allez-vous préparer ce tournoi ?
J'ai le mariage de mon frère la semaine prochaine, donc je vais danser un peu pour me relâcher et être prête pour ça (sourire).