Onze médailles dont deux en or pour les Bleus à la Semaine olympique française

Bien placée durant toute la semaine, l'équipe de France a remporté onze médailles samedi à Hyères à la Semaine olympique française. Dont deux or en planche iQfoil avec Hélène Noesmoen et Nicolas Goyard, champions du monde en titre.

Trois semaines après les six podiums décochés à la manche de Coupe du monde de Palma (Baléares), l'équipe de France a confirmé son très bon début de saison international sur le plan d'eau d'Hyères où s'est achevée samedi la Semaine olympique française.

Qualifiés pour les phases finales dans neuf séries sur dix, les Bleus ont collecté onze médailles ce samedi dans les vents légers qui balayaient la baie varoise, dont deux en or en planche iQfoil (nouvelle planche olympique), avec les champions du monde en titre Hélène Noesmoen et Nicolas Goyard, cinq en argent et quatre en bronze.

« C'était une belle semaine, j'ai réussi à gagner des courses dans toutes les conditions de vent, ça c'est top, réagit Noesmoen qui a dominé la concurrence (Delphine Cousin, 3e). J'avais le statut de leader l'an dernier, mais on ne sait jamais comment ça va se passer après la préparation hivernale. C'est une bonne nouvelle d'avoir confirmé à Palma et ici. »

Nicolas Goyard

« Il y avait des très bons mais il manquait du monde en iQfoil, il n'y avait pas une grosse densité. Ça permet malgré tout de se caler et de prendre ses repères »

« Maintenant, on a le Championnat d'Europe (17 mai en Italie) qui arrive bientôt, on va essayer de faire aussi bien, poursuit-elle. Je sens que le niveau se densifie, même si j'ai une petite maîtrise technique qui me permet de regarder un petit peu plus autour, parfois, et de mieux anticiper certains croisements et certains positionnements tactiques. »

Son acolyte Nicolas Goyard a, lui aussi, assuré sa place avec autorité devant son compatriote Clément Bourgeois. « C'était un très bon entraînement pour se mettre en jambes en vue du Championnat d'Europe sur le Lac de Garde, observe-t-il. C'était nécessaire car je n'avais pas régaté depuis trois quatre mois. »

« Il y avait des très bons mais il manquait du monde en iQfoil, il n'y avait pas une grosse densité, ajoute-t-il. Ça permet malgré tout de se caler et de prendre ses repères. La vitesse est là, la régate était propre, j'ai quelques ajustements techniques à faire. Je me sens prêt pour l'Europe et c'est ça qu'il faut retenir. »

Les kitefoilers au rendez-vous

Si la plus haute marche du podium leur a échappé, les kitefoilers tricolores ont également été au rendez-vous. Vice-champion du monde, Axel Mazella a terminé deuxième derrière l'intouchable Singapourien Maximilian Maeder, Maxime Nocher accrochant le bronze. « Je suis super content et je savais que Maximilian revenait très fort après le travail effectué cet hiver, commente-t-il. Il va falloir bosser pour aller le chercher, il me manque notamment de la vitesse dans le petit temps. »

Chez les filles, Lauriane Nolot, 3e des Mondiaux en 2021, a terminé deuxième, comme à Palma. « Je me rapproche de la première mais je n'ai pas réussi à prendre ma revanche, lance-t-elle. Mais je suis super contente, j'ai la vitesse, c'est plus au niveau tactique et technique que je dois travailler. Je vais faire le maximum d'événements pour combler mes lacunes. Ça ne fait que cinq six ans que je fais du kite, avant j'ai fait sept ans d'équitation ! »

L'argent, c'est aussi la couleur du métal conquise par le tout jeune tandem Aloïse Retornaz-Hippolyte Machetti (qui a remplacé Kevin Peponnet parti sur le circuit SailGP) qui signe une très belle performance après seulement quatre séances d'entraînement ensemble.

Philippe Mourniac, directeur de l'équipe de France

« On a vraiment du potentiel dans les dix séries. Il y a une dynamique de la gagne qui est en train de se mettre en place. Il faut la garder, c'est notre moteur »

« Finir deuxièmes, au bout de quelques jours d'entraînement et de compétition, c'est une super satisfaction, déclare Retornaz, 3e aux Jo de Tokyo avec Camille Lecointre. Ça commence sur les chapeaux de roues mais on sait qu'il y a du boulot pour aller décrocher l'or la prochaine fois. » « C'est super motivant et prometteur, enchaîne Machetti. Nos grosses échéances seront après l'été, avec l'Euro en Turquie et les Mondiaux en octobre en Israël. On va s'y préparer au mieux. »

Grosse performance enfin pour Marie Barrué (2e) et Louise Cervera (3e) en Ilca 6, et Erwan Fischer et Clément Péquin, 3e en 49er, qui ont confirmé leur positionnement dans la hiérarchie mondiale après leur victoire à Palma. « Le bilan global est très positif, estime Philippe Mourniac, directeur de l'équipe de France. On a vraiment du potentiel dans les dix séries. Il y a une dynamique de la gagne qui est en train de se mettre en place. Il faut la garder, c'est notre moteur, il faut qu'on avance tous vers l'objectif de l'été 2024 à Marseille. »

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