Open d'Australie (H) - Lucas Pouille : «Il peut se passer de belles choses»

L'Equipe.fr
Opposé lundi au qualifié belge Ruben Bemelmans (119e) pour lancer son Open d'Australie, le numéro deux français explique pourquoi il a demandé à Tommy Haas de lui donner un coup de main et se projette sur les bienfaits que pourrait engendrer sa victoire en Coupe Davis.

Opposé lundi au qualifié belge Ruben Bemelmans (119e) pour lancer son Open d'Australie, le numéro deux français explique pourquoi il a demandé à Tommy Haas de lui donner un coup de main et se projette sur les bienfaits que pourrait engendrer sa victoire en Coupe Davis.«Vous n’aurez disputé aucune compétition avant cet Open d’Australie mais vous sentez-vous prêt ?Je suis arrivé à Melbourne dès le 1er janvier et ça m’a permis de m’entraîner beaucoup sur place. L’état de forme est bon, je me sens bien physiquement et dans mon tennis. Après, il faudra reprendre le rythme de la compétition, c’est le plus difficile.Votre dernier match reste cette victoire contre Steve Darcis, dans le cinquième match décisif de la finale à Lille, qui a apporté la Coupe Davis à la France, le 26 novembre dernier. Est-ce que vous pensez que ce succès va vous apporter beaucoup pour votre carrière individuelle ?J’espère que ça sera un déclic, mais je ne peux le savoir pour l’instant. Je pourrai peut-être vous le dire dans quelques semaines ou quelques mois. En tout cas, ça m’a apporté beaucoup de confiance, ça m’a éclairci les idées sur pas mal de choses.Comme quoi, par exemple ?Sur la gestion des émotions. Cette victoire m’a aidé à me prouver que je suis fiable mentalement dans les moments très chauds. Arriver sur le court à deux partout en Coupe Davis, peu importe l’adversaire, ce n’est jamais simple. Et là j’ai réussi à me rendre la tâche facile. Je me retrouvais pourtant à jouer le dimanche après avoir perdu le vendredi. Soit j’étais un héros, soit j’étais le mec qui a fait couler son pays. Donc la pression était importante et c’est quelque chose qui a pu souvent avoir un effet négatif sur moi par le passé. Et puis maintenant, je ne cours plus après ce titre, même si ce sera un objectif d’aller gagner la Coupe Davis une deuxième fois. Du coup je peux me concentrer un peu plus sur les Grands Chelems et les Masters 1000, désormais.Vous êtes conseillé par l’ex numéro deux mondial Tommy Haas pendant cet Open d’Australie. Pourquoi lui, et qu’en attendez-vous ?Tommy a toujours été un joueur que j’adorais, que j’aimais voir jouer. Dans ma tête ,j’avais envie d’avoir quelqu’un de l’extérieur qui pouvait m’apporter son expérience propre des grands tournois. On l’a sollicité, il a été très réceptif et a eu envie de faire partie de l’aventure.Vous sentez déjà un effet ?Ça n’a commencé que mardi (sourire)... On apprend à se connaître, je ne vais pas vous dire qu’il a révolutionné mon jeu (rire). Tommy était, un peu comme moi, quelqu’un qui pouvait paraître très nerveux, vu de l’extérieur, et c’est sur ce point-là aussi que je voudrais qu’il m’apporte des choses. Sur la gestion des émotions avant les grand tournois, les grands matches. Les petits détails peuvent faire la différence à ce niveau-là et j’avais envie d’essayer avec lui. Jusqu’ici, c’est sympa et on verra à la fin du tournoi comment on procède pour la suite.2018 pourrait être la saison où les jeunes prennent le pouvoir sur le circuit ATP, non ?Est-ce que c’est l’année où on va détrôner les autres, je ne sais pas, mais c’est possible en tout cas. Cette saison, c’est sûr, il peut se passer de belles choses.»

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