Open d'Australie - 27 janvier 1995 - Après-midi piscine à Melbourne

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« L'Équipe » archive plus de 12 millions de photos. Chaque semaine, nous débusquons l'un de ces trésors cachés. Le 27 janvier 1995, des trombes d'eau s'abattaient sur le central de l'Open d'Australie de tennis. Ce vendredi, un orage terrible s'abat sur Melbourne et l'Open d'Australie. Mais pas d'inquiétude, le toit rétractable du court central de Flinders Park a été refermé... Pourtant, alors que la seconde demi-finale du tournoi masculin vient juste de se terminer, avec l'abandon sur blessure d'Aaron Krickstein face à Andre Agassi (qui menait 6-4, 6-4, 3-0), des flots se sont soudainement mis à jaillir par les coursives donnant accès au lieu, inondant en quelques minutes terrain, vestiaires, salle de presse... Explication ? Les trombes d'eau qui s'abattaient cet après-midi-là ont fait monter brutalement le niveau du fleuve Yarra, distant d'une centaine de mètres du stade. Les drains d'évacuation du central étaient débordés, ne pouvaient plus fonctionner, et les pompes de secours se sont révélées inopérantes face au déferlement des flots. La piscine géante qu'est devenu le court a même été transformée en terrain de jeu aquatique par plusieurs dizaines de spectateurs, encouragées par l'irruption, pieds nus, hilares et dansant dans l'eau, des championnes de double Natasha Zvereva et Gigi Fernandez, tenantes du titre, qui étaient ensuite programmées sur le central. Bref, une sacrée pagaille régnait sur l'Open d'Australie. Celle-ci va durer quand même bien moins longtemps que l'affaire Djokovic cette année. Moins de vingt-quatre heures après ce grain dantesque, le Central de Flinders Park était séché, nettoyé de la boue qui l'avait recouvert et pouvait accueillir la finale du tournoi féminin, et le triomphe de Mary Pierce face à Arantxa Sanchez (6-3, 6-2). Cette première devenait la première Française à remporter un tournoi du Grand Chelem depuis Françoise Dürr en 1967, à Roland-Garros. Sereine, joyeuse, Pierce versait à peine une petite larme. Loin des torrents de la veille.
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