Open d'Australie - Affaire Djokovic - Affaire Djokovic : joueurs et joueuses de l'Open d'Australie veulent passer à autre chose

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Il est grand temps de parler tennis en pleine affaire Djokovic. C'est en tout cas le sentiment qui régnait ce samedi au Media Day précédant le lancement de l'Open d'Australie. Le « media day » du samedi avait cette vertu qu'il pouvait permettre de prendre en direct le pouls de la « communauté » du tennis en pleine affaire « Djoko vs l'état australien ». L'idée générale est que ça n'avait que trop duré, que l'on soit solidaire d'un confrère soumis à un traitement d'un nouveau genre ou plutôt agacé par ce n°1 mondial qui se désolidarise de la position ultra-majoritaire du vaccin indispensable. Garbine Muguruza « Tout le monde connaissait très bien les règles. Il suffit de les suivre et c'est tout. Je ne pense pas que ce soit si difficile... » Stefanos Tsitsipás, qui n'avait pas ménagé ses propos ces derniers jours (en gros « Novak veut jouer selon ses propres règles et nous passons pour des idiots à vouloir respecter les règlements »), ne souhaitait plus en rajouter. « Je suis ici pour parler de tennis. On n'a pas assez parlé de tennis ces deux dernières semaines, ce qui est dommage. » Que le show commence, avec ou sans le n°1 mondial ! lire aussi Tout sur l'affaire Djokovic Et Garbine Muguruza assumait sans peine, un brin agacée, le leadership de ceux et celles qui semblent cultiver un ressentiment certain envers le Serbe. « Je pense que nous voulons tous passer à autre chose et nous concentrer sur l'aspect cool de commencer un Chelem. Je pense que tout cela aurait pu être évité, comme nous l'avons tous fait, en nous faisant vacciner, en faisant tout ce que nous devions faire pour venir ici en Australie. Tout le monde connaissait très bien les règles. Il suffit de les suivre et c'est tout. Je ne pense pas que ce soit si difficile... » Alexander Zverev « Si ça n'avait pas été Novak Djokovic, n°1 mondial, avec 20 Grands Chelems, tout ça, alors tout ça n'aurait pas pris des proportions aussi "dramatiques" » Pour un peu plus de chaleur humaine, il fallait écouter Alexander Zverev. « Pensez-vous que Djokovic a été maltraité ? », lui a-t-on demandé. Il semblait le penser, sans le dire vraiment. « Je ne pense pas qu'il aurait voyagé ici par hasard sans qu'il pense qu'il pourrait jouer, s'il avait l'autorisation d'être dans le pays, a répondu l'Allemand. Je comprends le point de vue du peuple australien. Mais le gouvernement australien et le gouvernement victorien auraient dû être clairs sur ce qui allait se passer à l'avance. Novak est une superstar mondiale. Et c'est quelqu'un dont les gens pensent peut-être qu'ils peuvent en faire tout un plat juste parce que c'est Novak. Si ça n'avait pas été Novak Djokovic, n°1 mondial, avec 20 Grands Chelems, tout ça, alors tout ça n'aurait pas pris des proportions aussi "dramatiques". Tout ce qui se passe, ce n'est évidemment pas une bonne chose pour tout le monde, pour lui en particulier. Mais ne remettez pas en question son héritage à cause de cela. » Medvedev pragmatique Daniil Medvedev, lui aussi plutôt proche du Serbe sur le circuit, était sur la même longueur d'onde. La situation n'aurait jamais dû devenir aussi complexe. Si Djokovic avait le droit de rentrer en Australie, qu'il y rentre. Sinon, ben non... « Et j'ai vu qu'hier (vendredi), le Premier ministre (le ministre de l'Immigration, plus précisément, ndlr) a dit non, ajoutait le Russe. Mais ce qui m'intéresse de savoir, c'est la raison. Est-ce juste qu'il a dit : "Je ne veux pas ?" Y a-t-il une vraie raison juridique derrière cela ? » lire aussi Djokovic de nouveau placé en rétention En attendant d'en savoir plus, le n°2 mondial - potentiellement plus très loin de devenir la tête de série n°1 du tournoi - ne se faisait pas des noeuds à la tête pour autant. « De toute façon, même si Novak est dans le tableau, je ne peux le voir qu'en finale, a rappelé Medvedev. J'ai besoin de gagner six matches avant ça. Cela ne changerait pas grand-chose à ma préparation pour le tournoi lui-même ou pour n'importe quel match... » On apprenait aussi que le Russe n'avait eu aucun contact avec Novak Djokovic en Australie. Tout comme Zverev. « Je pense que son téléphone n'est probablement pas allumé, racontait l'Allemand. Je n'ai pas été beaucoup en contact avec lui. Mais jusqu'à hier soir (vendredi), nous pensions tous qu'il allait jouer, alors... » lire aussi Tableau de l'Open d'Australie Le test de Djokovic est « valide » selon le ministre de la santé serbe

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