Open d'Australie - Rodriguez, l'atout majeur de Li

Carlos Rodriguez, ex-entraîneur de Justine Henin, fait désormais les beaux jours de Na Li. Et ça marche : revoici la Chinoise en finale de l'Open d'Australie.

Depuis l'été dernier, Na Li a changé son environnement. Son mari, qui est toujours auprès d'elle, n'est plus son entraîneur. La Chinoise est désormais suivie par Carlos Rodriguez. Une vieille connaissance de Justine Henin avec qui il a disputé douze finales de Grand Chelem pour sept victoires entre 1996 et 2007. Entraîneur de la Belge, qui sera restée 117 semaines au top de la hiérarchie WTA, le Belgo-Argentin a également suivi Yanina Wickmayer, avant de relever le défi de Na Li à l'été 2012. Un choix qui s'est presque imposé de lui-même, Rodriguez habitant en Chine depuis deux ans avec sa famille afin de réaliser un projet au sein d’une académie à Pékin. Une aubaine pour Na Li qui l'a alors contacté pour lui proposer une collaboration.

En six mois, le fruit de leur travail est déjà visible avec cette finale à l'Open d'Australie à jouer samedi face à Victoria Azarenka. Mais la mayonnaise a pris bien avant. Après quelques jours de collaboration officielle, Na Li a décroché un titre à Cincinnati mi-août, une semaine après une finale jouée à Montréal. Du onzième rang, elle a terminé la saison à la septième place mondiale et a décroché sa place pour le Masters. En tout début d'année, à Shenzhen, en Chine, elle a ouvert son palmarès 2013 dès son premier tournoi. Elle n'a enregistré qu'une seule défaite face à Agnieszka Radwanska en demi-finale de Sydney, une joueuse qu'elle a dominée à Melbourne quelques jours plus tard. Pas de doute, elle apprend vite. Et ce n'est pas Carlos Rodriguez qui vous dira le contraire.

Na Li : "Le premier jour, j'étais très excitée, mais après trois jours, j'étais à l'agonie"

“J’ai une façon très méthodique et rigoureuse de travailler, a-t-il confié à nos confrères belges de la Dernière Heure. Et Na Li est plutôt quelqu’un qui fonctionne à l’instinct. Il y avait parfois deux séances de tennis et de physique par jour au menu. C’était dur, mais c’est pour moi le seul moyen de l’amener à rivaliser avec les Serena, Azarenka et Sharapova." Et ça marche : voici sa nouvelle protégée qui fait vivre à son coach une treizième finale de Grand Chelem, trois ans après sa dernière à Melbourne. Même si tout ne fut pas simple. "On a fait une préparation de trois semaines à Pékin cet hiver, racontait Na Li en conférence de presse cette semaine. Cela n'avait rien à voir avec ce que j'avais connu avant. C'était deux, trois heures de tennis et deux, trois heures d'entraînement physique par jour. Le premier jour, j'étais très excitée, mais après trois jours, j'étais à l'agonie. A tel point que mon mari est venu me rejoindre. Je lui ai dit: 'Carlos est fou'. Mais je suis contente. Tout ce travail, on voit que ça paye."

"Nous avons ainsi surtout travaillé son service afin que sa première balle soit plus décisive, expliquait encore Rodriguez. C’est une fille qui doute beaucoup. Dès qu’il y a un peu de pression, son jeu s’étiole vite." Derrière un service efficace, le mental de la joueuse s'est donc renforcé. Un atout qui s'est révélé majeur face à Maria Sharapova, éliminée en deux sets (6-2, 6-2) comme les cinq adversaires avant elle. "La tactique sera la même face à Azarenka, a annoncé son coach. Si Na Li gagne le tirage au sort, elle devra la laisser servir en premier, car elle peut se crisper sur sa mise en jeu. Ensuite, il s’agira de la contenir sur les premières frappes pour la manœuvrer dans l’échange." Elle a maintenant la recette pour destituer la numéro un mondiale et remporter son deuxième titre du Grand Chelem. Pas de soute : la sensation Na Li est prête à refaire surface, un an et demi après sa victoire surprise à Roland-Garros.

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