Open d'Australie (F) - Cinq choses à savoir sur Jessica Pegula, invitée surprise en quarts à Melbourne

L'Equipe.fr
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On ne s'attendait pas à retrouver Jessica Pegula en quarts de finale de l'Open d'Australie. L'occasion de faire un peu plus connaissance avec cette Américaine de 26 ans. Fille de milliardaire Jessica Pegula est la fille de Terry Pegula, un milliardaire américain qui a fait fortune dans l'extraction de gaz naturel, l'immobilier et le sport professionnel. Il détient notamment les franchises des Buffalo Sabres (NHL) et, avec sa femme Kim, des Buffalo Bills (NFL). C'est d'ailleurs à ses parents que Pegula a dédié sa victoire sur Elina Svitolina en huitièmes de finale de l'Open d'Australie.

Une éclosion tardive Passée professionnelle en 2012, Pegula devra attendre trois ans avant de connaître l'excitation d'un Grand Chelem. C'était à l'US Open 2015 où elle était sortie des qualifications. Il lui faudra trois ans de plus pour disputer en 2018 sa première finale sur le circuit, à l'Open de Québec où elle sera battue par Pauline Parmentier. C'est en 2019 qu'elle remporte ce qui est à ce jour le seul titre à son palmarès, l'Open de Washington, en battant Camila Giorgi en finale. Un déclic après le confinement Jessica Pegula évoluait relativement en dessous des radars jusqu'à la reprise de la compétition post-confinement, l'été dernier. Jusqu'alors, elle n'avait guère fait d'étincelles et son meilleur classement, 55e, était déjà derrière elle. Et puis elle est sortie des qualifications de l'Open de Cincinnati pour se frayer un chemin jusqu'en quarts de finale, écartant au passage la tête de série n° 5, Aryna Sabalenka. Seule Elise Mertens allait pouvoir la stopper. Dans la foulée, Pegula s'offrait un troisième tour à l'US Open (battue par Petra Kvitova). C'était alors son meilleur résultat en Grand Chelem. À croire que la longue pause imposée au circuit lui a fait le plus grand bien. Service et confiance David Witt, le coach de Jessica Pegula est formel. « Les coups, elle les a toujours eus. Le problème c'était la confiance. Même quand elle était autour de la 100e place, elle était capable de battre de bonnes joueuses du top 50. Il lui fallait juste quelques victoires pour commencer à y croire. Et quand elle a eu ces victoires, la confiance est venue derrière. » Witt a également profité du confinement pour faire travailler son service à sa protégée. « On a beaucoup travaillé et l'idée était qu'elle s'offre des points gratuits. Quelques aces ou services gagnants et vos jeux de services sont plus faciles à gagner. Du coup, elle peut se concentrer sur ses jeux de retour. Et comme elle est douée en retour, être détendue car elle gagne facilement ses services ne peut que l'aider. » lire aussi Le tableau de l'Open d'Australie La bande des trois Avec Shelby Rogers et Jennifer Brady (qu'elle affrontera en quarts de finale), Jessica Pegula avait deux bonnes amies pour l'accompagner lors des huitièmes de finale. Les trois américaines s'entraînent ensemble dès que possible. Elles se motivent, se tirent vers le haut et n'hésitent pas à se dire les choses pour trouver des solutions quand ça ne va pas. Face à Brady, Pegula jouera face à quelqu'un qui la connaît par coeur et devra faire fi de l'aspect émotionnel.