Coupe Davis - Coupe Davis : Qui est Daniel Evans, le numéro un britannique ce week-end ?

L'Equipe.fr
Propulsé numéro un britannique ce week-end à Rouen, en l'absence d'Andy Murray, Daniel Evans affronte ce vendredi Jérémy Chardy en Coupe Davis. Le parcours du Britannique (26 ans, 44e), allergique à la terre battue, n'a rien d'un long fleuve tranquille.

Propulsé numéro un britannique ce week-end à Rouen, en l'absence d'Andy Murray, Daniel Evans affronte ce vendredi Jérémy Chardy en Coupe Davis. Le parcours du Britannique (26 ans, 44e), allergique à la terre battue, n'a rien d'un long fleuve tranquille.L'ami de la nuitFils d'un électricien et d'une infirmière, Daniel Evans, né dans la banlieue de Birmingham, a fait tatouer la phrase suivante sur son bras gauche : «Chaque saint a un passé, chaque pécheur a un futur.» Longtemps, «Evo», ami de Nick Kyrgios, a été considéré comme le plus grand gâchis du tennis britannique, la faute à une vie nocturne un peu trop agitée et à un goût de l'effort peu prononcé. Deux fois, la Fédération anglaise (LTA) lui coupera ses aides, sans réussir à provoquer d'électrochoc. «J'espère qu'il n'y aura plus de périodes sombres», disait Evans à Melbourne, fin janvier, après sa victoire au deuxième tour de l'Open d'Australie sur Marin Cilic.Au nom de «Juju»En Australie, le Britannique (26 ans) a pointé un doigt au ciel une fois remporté son duel contre Bernard Tomic, au troisième tour du premier Grand Chelem de l'année. «De là-haut, je suis sûr que Juju me regardait», a-t-il expliqué ensuite, en référence à son ancien coach, le Belge Julien Hoferlin, décédé en avril dernier d'une tumeur au cerveau. «Il a le potentiel d'un Top 60, mais il ne fait aucun sacrifice. Pour lui, le tennis est juste un interlude dans sa vie», avait déclaré Hoferlin en juin 2014. «A l'époque, il avait sûrement raison», avoue Evans.772e mondial il y a deux ansBlessé à un genou et démotivé, à force de stagner au-delà du Top 100, Evans, droitier au revers à une main, met sa carrière entre parenthèses en février 2015. Il reprend trois mois plus tard sur un Future en Egypte, classé au-delà de la 700e place (772e). En moins d'un an, il intègre le Top 100. En janvier, c'est en jet privé qu'il a rallié Melbourne depuis Sydney, où il a disputé sa première finale ATP. Drôle de moyen de transport pour un joueur qui a dû se payer lui-même (20 livres pièce) ses maillots pour la quinzaine à Melbourne, faute de sponsor.Loin d'être un spécialiste de la terre battueDan Evans et la terre battue, ça fait deux : interrogé par la presse anglaise lors du tournoi de Miami sur sa présence à Rouen, lors du quart de finale, voici ce qu'il répondait : «Quel spectacle ce sera...» Depuis le début de la semaine dernière, le Britannique, petit gabarit (1,75m, 75kg) au jeu complet, au revers à une main plus souvent slicé que recouvert et aux frappes peu travaillées, tente d'apprivoiser une surface que, d'ordinaire, il tente de fuire. Jugez plutôt : il n'a plus joué sur terre, en compétition, depuis un premier tour en qualifs à Roland-Garros, en mai 2014. Evans n'a jamais pris part à une épreuve ATP sur ocre et n'a disputé qu'un Challenger (Rome en 2014), cinq Futures (trois en 2010, un en 2011 et deux en 2013) et un simple à enjeu en Coupe Davis, en 2013. Un bien maigre bilan à l'heure d'affronter l'équipe de France sur terre indoor.

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