Open d'Australie (H) - « Ce n'est rien comparé à ça... », avoue Gaël Monfils, qui relativise sa défaite face à Thiem après la mort de Kobe Bryant

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Le Français a très vite évacué sa défaite du jour face à Dominic Thiem (6-2, 6-4, 6-4), lundi, en huitièmes de finale de l'Open d'Australie, pour évoquer la légende et le modèle qu'était à ses yeux Kobe Bryant. Gaël, il y a presque un sentiment d'impuissance à la fin de ce match face à Thiem ?
Je n'ai pas fait un bon match. Dominic, lui, a fait un match solide. Il y a beaucoup de déchets en retour de ma part, j'ai eu beaucoup de mal à tenir la cadence. Encore une fois, il a été plus fort que moi. J'ai eu du mal à imposer quoi que ce soit. Il faut retourner au travail, se remettre dans des situations comme celle-ci le plus possible, pouvoir les jouer (les meilleurs). Apprendre encore pour pouvoir à un moment, saisir l'opportunité et pouvoir gagner. Open d'Australie : le tableau (H) Y a-t-il des choses différentes sur le plan tactique que vous vouliez essayer par rapport à votre dernière défaite à Roland-Garros l'an passé ?
Aujourd'hui (lundi), c'était différent. Sur dur, dans une autre configuration. Mais très vite, je me suis rendu compte qu'il y avait pas mal de choses où j'étais « off ». C'était très compliqué. « Avec Elina (Svitolina), on a passé une heure à essayer de comprendre, essayer de regarder. On était choqués » Il y a le tennis, la défaite, mais il y a surtout le choc et la tragédie qui ont ébranlé le monde du sport, avec le décès de Kobe Bryant. Vous êtes un grand amateur de basket, comment avez-vous vécu cette terrible nouvelle ?
Honnêtement, je me suis réveillé, j'ai reçu cinquante messages de tous mes potes. Avec Elina (Svitolina, sa compagne), on a passé une heure à essayer de comprendre, essayer de regarder. On était choqués. C'est quelqu'un qu'on admirait beaucoup. Son livre, ses shows, quand il parlait, on était toujours là. Il y a deux jours, il était avec LeBron (James), quand LeBron le passe (au classement des marqueurs de l'histoire NBA), on est toujours là. Ça fait un choc. C'est aussi pour ça que je relativise vachement ma défaite aujourd'hui (lundi). Ce n'est rien comparé à ça... Rien du tout. Encore maintenant, on a du mal à y croire. Kobe Bryant, attaquant génial et hériter de Michael Jordan Vous l'aviez déjà rencontré ?
Oui, je l'avais rencontré aux J.O. de Pékin, puis une autre fois à Paris. C'était quelqu'un de super sympa, humain. Extrêmement inspirant. Que représentait-il pour vous ?
Il y a une image... J'ai gagné le tournoi de Marcq-en-Baroeul quand j'étais petit. Je devais avoir 13, 14 ans et j'étais rentré sur le terrain avec le maillot de Kobe Bryant. Avant le match, j'avais demandé à Olivier Soules (coach fédéral) si je pouvais rentrer avec, il m'avait dit oui pas de problème ! C'est quelqu'un que j'admirais, c'était quelqu'un de fascinant, qui avait une éthique de travail et une mentalité exceptionnelles. C'était une légende. Kobe Bryant, un chef-d'oeuvre en dix dates

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