Open d'Australie (H) - Roger Federer, vainqueur de John Millman au super tie-break à l'US Open : « C'était fou, c'était fun »

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Passé à deux points de la sortie au troisième tour contre John Millman (4-6, 7-6, 6-4, 4-6, 7-6 [8]), Roger Federer a adoré l'ambiance qui a accompagné son match épique, dans la nuit de vendredi à samedi, heure australienne. « C'était votre premier "super tie-break" à 6-6 au cinquième set. Comment l'avez-vous vécu ?
Ç'a été dur tout le temps parce que je n'avais pas l'impression de mal jouer ou de faire les mauvais choix. Pendant un moment, il m'a puni presque à chaque point et a pris nettement la tête (8-4). Heureusement que j'ai pu gagner tous les points sur mon service, c'était très important pour rester au contact. Et puis ces points cruciaux à 8-7, 8-8, 9-8, je suis heureux qu'ils soient allés dans mon sens, bien sûr. Mais c'est tout le match que John a rendu difficile. À partir 8-4 pour Millman, vous avez marqué six points de suite...
Ça ne nous arrive pas souvent de jouer des super tie-breaks et donc d'avoir un tel retard à remonter ; en fait, c'est assez long. Tant que ça n'est pas une balle de match, vous avez encore le temps de remonter. Mais c'est un équilibre très sensible à trouver, il ne faut pas forcer parce que ça peut basculer très vite. Ce moment a été assez unique. Retourner un super tie-break dans cette ambiance, c'était fou, c'était fun et je ne pourrais pas être plus heureux que maintenant. C'est un gros soulagement. Le tableau masculin Outre le résultat, on vous a vu beaucoup rater en coup droit, avec 48 fautes directes de ce côté. Est-ce que la couverture de terrain de Millman explique en partie ce déchet ?
Je n'ai rien contre les gars qui font les statistiques mais sur un match de plus de quatre heures, vous allez forcément rater beaucoup. C'est quoi, exactement, une faute directe ? C'en est une sur une balle qui vous arrive à 120 km/h, par exemple ? En tout cas, John m'a poussé à donner plus et vous me connaissez, je ne vais pas rester au fond et disputer de longs échanges tout le temps. Je vais tenter des trucs, donc je vais en rater quelques-uns. Je crois aussi que ça montre combien les courts sont lents. « Si je joue au tennis, c'est aussi pour vivre des matches épiques comme celui-là Ici, c'est super tie-break à 6-6; à Wimbledon, tie-break normal, mais à 12-12 ; à l'US Open tie-break normal à 6-6 ; à Roland-Garros, pas de tie-break du tout. Vous pensez quoi de tout ça ?
Je pense que c'est important qu'on ait des façons différentes de terminer à chaque Grand Chelem. Je fais en sorte de toutes les avoir expérimentées avant d'arrêter de jouer (rire). En fait, je suis okay avec les quatre formules, elles ont toutes une raison d'être. Je suis un historien et j'aime quand ça peut se prolonger à l'infini mais j'ai aussi vu Mahut-Isner (70-68 au cinquième set à Wimbledon en 2010). Si un truc comme ça vous arrive, vous n'avez plus aucune chance de gagner le tournoi ensuite. C'est juste impossible. Vous vous sentez comment après un si long combat ?
Je crois que si je joue au tennis, c'est pour essayer de remporter des titres, de gagner autant de matches que possible et de m'amuser sur le court, mais aussi pour vivre des matches épiques comme celui-là. Et ça n'a pas toujours besoin d'être une finale. Tant que le public s'implique et que vous avez face à vous un adversaire que vous admirez et respectez, c'est un bon feeling. »

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