Open d'Australie - Murray, la loi du plus fort

Roger Federer a tout fait pour retarder l'échéance, mais Andy Murray a fini par s'imposer en cinq sets face au Suisse. Il affrontera Djokovic en finale.

Andy Murray a définitivement grandi. Dans la foulée de sa première victoire en Grand Chelem en septembre dernier à l’US Open, le Britannique s’est qualifié vendredi pour sa troisième finale de Grand Chelem consécutive en prenant le dessus sur Roger Federer en cinq sets. Tennistiquement, physiquement et mentalement, il est plus fort qu’il ne l’a jamais été. Il était trop fort, en tout cas, pour Federer. Le Suisse, opportuniste, a longtemps retardé l’échéance, mais il a fini par céder. En toute logique. Le combat a été long, âpre, souvent palpitant. Mais son issue a toujours semblé inéluctable : Murray était au-dessus de Federer vendredi. Le plus fort a gagné.

Le Britannique aurait pu gagner ce match en trois sets. Il aurait dû le gagner en quatre. Mais il avait suffisamment de réserves physiques et de force mentale pour ne pas le perdre en cinq. D’entrée de jeu, il s’est montré le plus entreprenant et le plus agressif. Une constante pendant quatre heures. Globalement, Federer a subi le jeu de façon quasi permanente. Il a, aussi, eu un mal de chien à mettre Murray en difficulté sur son service, domaine dans lequel l’Ecossais a été exceptionnel. Il n’a obtenu qu’une petite balle de break en plus de trois sets. Il lui a fallu attendre le quatrième set pour prendre, enfin, la mise en jeu de son adversaire. Murray, dans ce secteur du jeu, a été nettement supérieur.

Troisième finale en quatre ans

Si ce match s’est prolongé jusque dans une cinquième manche toujours aléatoire, c’est parce que Federer reste un incroyable prédateur. Chaque fois que Murray a entrouvert la porte, il s’est engouffré. Ce fut vrai dans le tie-break du deuxième set et, plus encore, à la fin de la quatrième manche. Murray pensait avoir fait le plus dur en breakant dans le 11e jeu. Mais à l’heure de conclure la rencontre sur son service à 6-5, il est passé au travers. Dans la foulée, Federer a sorti un tie-break parfait pour recoller à deux sets partout. Son sixième jeu décisif dans cet Open d’Australie et le sixième qu’il remportait. Mais c’est précisément là que Murray a prouvé qu’il était devenu un authentique champion.

Il a abordé le cinquième set comme si de rien n’était. Sûr de sa force, conscient de sa supériorité, il a repris son travail de sape. Federer a alors donné le sentiment d’accuser le coup physiquement. Breaké d’entrée, mené 3-0 en à peine plus de dix minutes, il n’a jamais pu revenir, Murray se permettant même le luxe de plier le match sur un sixième et dernier break. Pour la troisième fois en quatre ans, l'Ecossais se retrouve donc en finale à Melbourne. Il a perdu les deux premières. Il a aussi perdu ces deux dernières années en Australie face à Novak Djokovic, l’homme qu’il retrouvera dimanche en finale. Mais Murray, ça n’aura échappé à personne, n’est plus le même qu’il y a un an. Il est des leurs désormais. Federer peut en témoigner.

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