Le parcours de Paris-Nice 2023, étape par étape

La carte de la 81e édition de la Course au soleil. (ASO)

Le parcours de la 81e édition de Paris-Nice (5-12 mars 2023) a été dévoilé ce jeudi. Après un chrono par équipes innovant en début d'épreuve, les favoris s'expliqueront sur les pentes du col de la Couillole à la veille de l'arrivée à Nice.

Qui succédera à Primoz Roglic sur la Course au soleil ? Le Slovène, opéré de l'épaule cet hiver, pourrait ne pas reprendre la compétition avant la fin du mois de mars. Une participation à Paris-Nice semble donc compromise, d'autant que son équipier Jonas Vingegaard, le vainqueur sortant du Tour de France, a lui déjà laissé entendre qu'il sera au départ de la première grande course à étapes World Tour de l'année, dont le parcours a été dévoilé ce jeudi à Versailles. Au programme : trois étapes pour les sprinteurs, deux pour les baroudeurs, un contre-la-montre par équipes un peu particulier et un week-end final taillé pour les grimpeurs dans les environs de Nice.

1re étape : La Verrière - La Verrière (169,4km)

Comme le veut la tradition, la course s'élancera du département des Yvelines avec une première étape en forme de boucle autour de La Verrière. Malgré des routes exposées au vent et quelques ascensions casse-pattes, cette mise en bouche ne devrait a priori pas effrayer les sprinteurs, qui ont pris l'habitude de régner en ouverture de l'épreuve (Dylan Groenewegen en 2019, Sam Bennett en 2021, Christophe Laporte l'an passé à l'issue d'un festival des Jumbo-Visma qui avaient occupé les trois marches du podium). La dernière bosse répertoriée se situe à plus de vingt kilomètres de l'arrivée.

2e étape : Bazainville - Fontainebleau (163,7km)

Comme souvent sur le deuxième jour de Paris-Nice, c'est le vent qui sera le principal adversaire des favoris (dans les bordures, David Gaudu avait ainsi perdu dix minutes à la suite d'une chute l'an passé) lors d'une étape qui mènera le peloton jusqu'à Fontainebleau, où un sprinteur devrait à nouveau lever les bras.

3e étape : Dampierre-en-Burly - Dampierre-en-Burly (32,2km, clm par équipes)

Pour la première fois depuis trente ans et la victoire d'ONCE à Roanne sur l'édition 1993, un chrono par équipes sera au programme de Paris-Nice. Exceptionnellement long (32,2 km) sur des routes plates comportant de longues lignes droites, il comporte par ailleurs une drôle de nouveauté puisque le temps ne sera pas pris sur le 4e ou le 5e coureur à franchir la ligne, mais sur le premier !

Cela modifie significativement l'approche tactique de l'exercice : une formation peut choisir de rallier l'arrivée à six ou sept coureurs, une autre de tout donner pour son meilleur pion. Ce changement de règle permet par exemple à la Groupama-FDJ de demander à Stefan Küng, son meilleur rouleur, de se sacrifier pour David Gaudu, son leader au général, en le déposant sous la flamme rouge.

4e étape : Saint-Amand-Montrond - La Loge des Gardes (164,7km)

Une étape accidentée en forme d'appel du pied à Julian Alaphilippe puisque celle-ci s'élancera de sa ville natale, Saint-Amand-Montrond, et s'achèvera à Loge des Gardes, la station de de sports d'hiver la plus proche de Paris, à l'issue d'une montée ardue (6,7 km à 7,1 %), inédite sur l'épreuve. Deux autres difficultés seront répertoriées dans les 50 derniers kilomètres, la côte du Vernet (2,1 km à 5,8 %) et la côte de Cheval Rigon (5,7 km à 3,9 %).

5e étape : Saint-Symphorien-sur-Coise - Saint-Paul-Trois-Châteaux (212,4km)

Le peloton s'attaque à une étape marathon de 212 kilomètres où les trois premières difficultés devraient permettre à une échappée intéressante de se former d'entrée de jeu. Les équipes des sprinteurs seront ensuite chargées de maîtriser l'écart et de franchir sans encombre la côte d'Aleyrac, à une trentaine de bornes de la ligne. L'arrivée sera tracée à Saint-Paul-Trois-Châteaux, en Drôme provençale.

6e étape : Tourves - La Colle-sur-Loup (197,4km)

À l'approche du feu d'artifice final, les baroudeurs les plus explosifs du peloton seront à l'honneur lors de cette 6e étape qui ralliera quasiment le bord de mer à La Colle-sur-Loup, voisine de Nice. Cinq difficultés répertoriées au programme, dont la côte de Cabris et son passage à 20 % et, sur le circuit final, la côte de la Colle-sur-Loup, 10 % de moyenne et un passage à 19 %, avec un sprint bonification à son sommet. Les 20 derniers kilomètres seront en descente.

7e étape : Nice - Col de la Couillole

La grande étape de montagne de la Course au soleil verra les favoris s'écharper sur les pentes du Col de la Couillole, qui était devenue en 2017 l'arrivée la plus haute de l'histoire de la course (Richie Porte s'y était alors imposé et Julian Alaphilippe, leader de l'épreuve, y avait perdu son maillot jaune). Six ans plus tard, le peloton y fera son retour en épilogue d'une journée qui s'élancera de Nice et où la côte de Tourette-du-Château favorisera la formation d'une échappée. Mais la montée finale, longue de 15 km, sacrera vraisemblablement un cador.

8e étape : Nice - Nice (118, km)

L'étape de tous les possibles, la plus courte et souvent la plus belle de la Course au soleil. L'an passé, il avait fallu un Wout Van Aert des très grands jours pour que Primoz Roglic s'accroche à son maillot jaune dans l'enchaînement des cols de l'arrière-pays niçois. Il y en aura cette fois cinq et pas des moindres : trois côtes de 2e catégorie dans les 50 premiers kilomètres, puis la côte de Peille (6,6 km à 6,8 %) et enfin le col d'Eze (6 km à 7,6 %), dont le sommet sera situé à 15 km de l'arrivée sur la Promenade des Anglais.