"Mon parcours a valeur d’exemple" : Damien Seguin, premier skipper handicapé sur le Vendée Globe

Jérôme Val, franceinfo
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Ce matin-là, à quelques encablures de l’île de Groix, au large de Lorient, un vent plutôt agréable gonfle les voiles du bateau de Damien Seguin. "Ce sont de bonnes conditions pour faire nos derniers tests avant le départ du Vendée Globe, c’est nickel", explique avec un grand sourire le navigateur qui nous embarque à bord de son monocoque blanc et rouge aux couleurs du groupe Apicil. Le bateau file à bonne allure avec des pointes jusqu’à 17 nœuds, soit environ 30 kilomètres à l’heure.

Depuis une dizaine d’années, Damien Seguin est dans son élément : l’océan, après une carrière dans la voile olympique et deux médailles d’or aux Jeux paralympiques d’Athènes en 2004 et à ceux de Rio en 2016. Pourtant, rien n'a été facile pour le navigateur. En 2005, les organisateurs d’une course lui ont refusé de prendre le départ à cause de son handicap. "On m’a envoyé une lettre recommandée", se rappelle Damien Seguin.

Ces gens considéraient que je n’étais pas capable de naviguer en bon marin, ce sont les mots qu’ils ont employés. Ça fait mal.

Damien Seguin

à franceinfo

"Je comprends que des gens puissent se poser des questions sur comment je peux m’adapter sur un bateau avec une main, comment je peux faire des manœuvres, comment je peux assurer ma sécurité et celle des autres, confie Damien Seguin. Je n’ai pas compris la façon dont (...)

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