Paris 2024 - Paris 2024 : Tony Estanguet cherche des marges de manoeuvre budgétaires

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Face à la crise, le président du comité d'organisation cherche à effectuer des économies sans toucher à l'essentiel. En marge de la lettre ouverte qu'il a adressée mercredi matin aux différentes parties prenantes qui constituent l'écosystème de Paris 2024 (mouvement sportif, décideurs économiques ou politiques, etc.), Tony Estanguet est revenu pour L'Équipe sur quelques aspects concrets liés aux conséquences de la crise du coronavirus. S'il ne peut rien chiffrer actuellement, le président du comité d'organisation des Jeux Olympiques (COJO) explique que ses équipes travaillent à dégager des marges de manoeuvre pour pouvoir s'adapter face aux difficultés économiques qui ne manqueront pas de surgir. « On souhaite garder le même niveau d'ambition sur les cérémonies et les compétitions » « Notre cible prioritaire (pour des économies), dit-il, ça reste aujourd'hui dans les modalités d'organisation, ce qu'on appelle les coulisses de l'événement, tout ce qui ne se voit pas. Nous pensons que la force des Jeux doit rester intacte et être renforcée. Tant sur le volet célébration que le volet héritage, il faut continuer à rester très ambitieux. En revanche, il faut qu'on soit plus ferme sur la chasse à tous les investissements qui seront faits dans les coulisses de l'organisation, les transports, la restauration, l'hébergement et le village des athlètes... » Le tout sans toucher à l'essentiel. Par exemple, « tout ça ne veut pas dire une cérémonie d'ouverture réduite au strict minimum, dit-il. Au contraire, c'est un des temps forts des Jeux. On souhaite garder le même niveau d'ambition sur les cérémonies et les compétitions ». En l'état actuel, pas question non plus de toucher à la carte des sites : « On n'est pas là à dire on va enlever des sports ou des athlètes. Ce n'est pas du tout notre état d'esprit ». « S'il y a des ajustements à faire sur l'ensemble des projets, ce sera à périmètre constant » Côté dépenses, Estanguet se dit « vigilant » sur l'explosion des coûts liés à la construction que l'on pressent. Estimant qu'il est trop tôt pour connaître les exactes répercussions de la crise, il insiste sur le fait que tout doit se faire à budget constant. « À l'heure où on se parle, reprend-il, il n'y a pas de remise en question ni sur le budget Paris 2024 ni sur celui de la Solideo (société de livraison des équipements olympiques). Si sur le budget de la piscine il y a eu des dépassements, c'est pris sur l'enveloppe globale. S'il y a des ajustements à faire sur l'ensemble des projets, ce sera à périmètre constant ». Même confiance exprimée côté recettes de sponsoring, même s'il estime que nombre de partenariats se trouveront décalés et qu'il a demandé à ses équipes de travailler sur des secteurs moins touchés par la crise : « Le défi n'est déjà pas simple de trouver 1,2 milliard, il est encore plus complexe ! Je reste confiant sur notre capacité à signer des contrats d'ici la fin de l'année. Ensuite, est-ce qu'on sera sur l'objectif initialement défini, sûrement que non ». Beaucoup de travail en perspective d'ici le 26 juillet 2024, jour de la cérémonie d'ouverture. Car le Comité International Olympique l'a affirmé clairement et nettement au COJO, il n'est pas question de décaler les Jeux de Paris...

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