Paris 2024 : des sujets qui fâchent au menu

Tony Estanguet, président de Paris 2024, lors de la journée olympique du 26 juillet aux abords du Stade de France (B. Paquot/L'Équipe)

Carte des sites encore incertaine, risque de dépassement budgétaire et cérémonie d'ouverture des Paralympiques place de la Concorde sont à l'ordre du jour du conseil d'administration de Paris 2024, mardi.

La date est symbolique. Paris 2024 réunit, mardi après-midi à son siège de Saint-Denis, son conseil d'administration. Vingt-quatre ans après le sacre des Bleus au Stade de France, l'ambiance sera moins festive. À commencer par les discussions autour de la dernière carte des sites, joliment appelée « revue de concept ». L'équipe de Tony Estanguet proposera à ses administrateurs de valider l'option du chassé-croisé entre Lille et Paris pour la phase préliminaire des tournois de hand et de basket, celle qui coche toutes les cases en termes financiers et d'équité.

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Alors que la FIBA a mis sur la table l'option de jouer à Villepinte (Seine-Saint-Denis), où doit déménager le tournoi préliminaire de boxe, le président de la Fédération française de hand a écrit samedi un courrier aux instances pour ne pas faire les frais d'une « injustice ». Car si le basket se joue à Villepinte, ce qui nécessiterait un aménagement de 20 M€ selon un proche du dossier, il serait trop coûteux pour le COJO de faire jouer les handballeurs au hall 6 de la porte de Versailles et de se priver des recettes billetterie du stade de Lille.

Le tournoi préliminaire de boxe à Villepinte ?

Paris 2024 a remis à la FIBA, qui s'interroge sur la climatisation du stade Pierre-Mauroy, une étude de son fournisseur Egis sur la température et l'hydrométrie dans l'équipement. Le comité mise sur le feu vert de son conseil d'administration pour soumettre l'option au CIO qui discute déjà depuis plusieurs mois avec les parties prenantes et qui, in fine, prendra une décision.

L'atterrissage des épreuves de tir et para tir, de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) où elles étaient prévues, au Centre national de tir sportif de Châteauroux-Déols devrait être moins conflictuel. Après l'envoi du cahier des charges jeudi dernier, le COJOP a reçu la lettre d'engagement des collectivités avec la métropole de Châteauroux en chef de file. La location du CNTS, propriété de la Fédération française de tir, devrait se situer autour de 5 M€, contre 17 M€ demandés à l'origine.

L'option de la Concorde pour l'ouverture des Paralympiques

Quant au tournoi préliminaire de boxe, il devrait, sauf revirement de dernière minute, se tenir au hall 8 de Villepinte, avant la finale sur le court Philippe Chatrier de Roland-Garros. Le même hall accueillera pendant les Jeux paralympiques les épreuves de volley assis. La cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques le 28 août sera aussi au menu du conseil. L'objectif des équipes des Tony Estanguet, avec le soutien du Comité paralympique et sportif français (CPSF), est de l'organiser place de la Concorde pour la sortir du Stade de France, qui reste l'option B.

La jauge serait d'environ 28 000 personnes, soit bien moindre que les 80 000 du stade dyonisien, mais le « symbole » plus fort fait valoir Paris 2024. Pour ce faire, le comité devra maintenir les installations et la surveillance du site entre les Jeux olympiques et paralympiques et la sécurité reste un sujet même s'il se pose de façon moins appuyé que pour le défilé sur la Seine le 26 juillet. La décision finale reviendra au Comité paralympique international (IPC).

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Le dernier sujet chaud sera celui du budget en attendant la révision budgétaire de fin d'année. Paris 2024 présentera les conclusions du rapport rendu par le comité d'audit présidé par Jacques Lambert sur « les principaux risques et enjeux budgétaires opérationnels ». Un document qui pointe le risque inflationniste qui pèse sur le budget de 4 milliards du COJO, déjà réévalué à plusieurs reprises, ou encore l'impérieuse nécessité de signer un autre partenaire de rang 1 pour un ticket proche de 100 M€.

Paris 2024, qui avait déjà été contraint d'économiser près de 300 M€ en 2020 suite à la crise sanitaire, ne veut pas chiffrer les nouvelles économies à réaliser. Mais dément avoir demandé au CIO une rallonge de 600 M€, comme l'avait obtenu Tokyo 2020, selon une information du Parisien.

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