Le Paris-SG éliminé à Kiel en quarts de finale de la Ligue des champions

Les Parisiens Dainis Kristopans, Elohim Prandi et Henrik Toft Hansen (de gauche à droite) ont résisté admirablement aux assauts de Sander Sagosen. En vain. (B. Paquot/L'Équipe)

Au bout d'un match irrespirable, le PSG est tombé à Kiel, jeudi en quarts de finale retour de la Ligue des champions (33-32, 30-30 à l'aller). Le champion de France sera absent au Final Four pour la deuxième fois en sept saisons.

Le Paris-SG ne verra pas le Final Four de la Ligue des champions cette saison. Le champion de France est tombé en quarts de finale, jeudi dans le chaudron de Kiel (33-32, 30-30 à l'aller). Les 18 et 19 juin, le géant allemand tentera de décrocher sa cinquième couronne (après 2007, 2010, 2012 et 2020) dans un plateau royal face à Veszprem, Kielce et au FC Barcelone, tenant du titre.

C'est un terrible coup d'arrêt pour Paris, absent au rendez-vous des demi-finales pour la deuxième fois seulement sur les sept dernières saisons (après 2019). L'ogre du Championnat de France devra attendre au moins un an de plus la consécration européenne dont il rêve depuis une décennie. D'autant plus dur à encaisser qu'il va voir partir cet été plusieurs cadres emblématiques, notamment Mikkel Hansen, Nedim Remili et Vincent Gérard.

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Gérard et Remili étaient pourtant stratosphériques

Le PSG s'est envolé dès le début de match (1-4, 6e) grâce à une énorme défense qui a notamment étouffé la star norvégienne Sander Sagosen (3/8 au tir seulement). Vincent Gérard était royal devant sa cage (15 arrêts au total, 1 but marqué en cage vide) et Nedim Remili stratosphérique en attaque (8 buts et une ribambelle de passes décisives).

Malgré une invraisemblable série d'exclusions temporaires, qui les ont laissés un moment à seulement trois joueurs de champ au lieu de six sur le parquet, les hommes de la capitale ont mené tout au long de la première période (17-19 à la pause).

Après la pause, le PSG n'a cependant plus trouvé l'ouverture en attaque, étouffé par l'agressivité défensive allemande. Emmené par Harald Reinkind (6 buts), Kiel en a profité pour revenir au score et le dépasser (24-21, 41e). Les partenaires de l'épatant Nikola Karabatic (5 buts) se sont cependant accrochés et Luc Steins, retrouvé après quarante minutes pénibles, a arraché l'égalisation (31-31, 57e).

Mais les frères Landin ont joué les bourreaux dans les derniers instants. Après un penalty réussi par Magnus l'ailier gauche, Niklas le gardien, pourtant pas dans un grand soir (7 arrêts), a signé un arrêt digne du double meilleur joueur du monde qu'il est face à Nedim Remili (59e). Et Steffen Weinhold a redonné deux longueurs d'avance aux Allemands (33-31, 59e).

Encore une année de frustration

Luka Karabatic a réduit le score (33-32, 60e) et Paris a récupéré un dernier ballon d'espoir à quelques secondes du terme. Mais le tir forcé de Luc Steins a été aisément capté par Niklas Landin. Les 10 000 spectateurs de la Wunderino Arena pouvaient laisser éclater leur joie, si longtemps contenue.

Pour le PSG, malgré le titre de champion de France brillamment décroché il y a dix jours et la finale de Coupe de France à disputer le 11 juin contre Nantes, ce sera encore une année de frustration.

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