Une partie des images du jour de la finale de la Ligue des champions a été effacée par la SNCF

Les supporters de Liverpool derrière les grilles du Stade de France. (A. Réau //L'Équipe)

Auditionnée ce mardi matin au Sénat, la SNCF a indiqué qu'une partie des images de vidéosurveillance du jour de la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool avait été effacée. La RATP n'en a conservé aucune.

La question des images était encore, ce mardi matin, au coeur des auditions au Sénat sur les incidents survenus aux abords du Stade de France le 28 mai, en marge de la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool (1-0). Alors que la FFF a reconnu la semaine dernière que celles du Stade de France n'avaient pas été conservées, la SNCF et la RATP ont été interrogées sur ces mêmes images.

Ainsi, Sylvie Charles, la directrice de Transilien, a expliqué : « De manière habituelle, les images de vidéosurveillances sont conservées 72 heures pour des raisons de stockage. Comme nous avons eu un incident en gare de Saint-Denis, la sûreté ferroviaire les a bloquées. Le 1er juin, dans l'après-midi, la sûreté ferroviaire a reçu un appel de la sous-direction régionale de la police des transports (SDRPT) pour demander de conserver les images. Une partie a commencé à être détruite, mais pas tout. Nous avons reçu des réquisitions en deux temps vendredi dernier. »

Les images ont donc été demandées au lendemain de la précédente audition au Sénat, lorsque la FFF avait révélé que les images du Stade de France avaient été supprimées... « L'effacement avait commencé », a-t-elle précisé. Toutefois, assure Christophe Fanichet, président-directeur général de SNCF Voyageurs, « il n'y a pas eu d'incidents majeurs à l'intérieur des emprises SNCF lors de cette soirée. Nous avons constaté de nombreux faits de délinquance aux abords immédiats lors de l'après-match ».

79 200 personnes arrivées par les transports en commun le jour du match, selon des comptages manuels

Même son de cloche du côté de la RATP : « Nous n'avons pas eu d'incident ni d'agression sur nos espaces », a déclaré Philippe Martin, le directeur général adjoint en charge des opérations de transport et de maintenance de la RATP. Il a poursuivi : « Les images sont stockées 72 heures, comme la SNCF, sinon elles sont écrasées. Nous ne les avons pas stockées. Nous n'avons pas eu de réquisition avant le vendredi. » Comme la SNCF.

En ce qui concerne le nombre de personnes acheminées au Stade de France, les deux entreprises ont effectué des comptages manuels. Ainsi, 37 000 personnes sont descendues du RER D au Stade de France, 6 200 du RER B et 36 000 avec la ligne 13. Soit un total de 79 200 personnes. Devant la commission, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait indiqué que 81 000 personnes s'étaient rendues par les transports publics au stade.

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Les deux entreprises ont également indiqué n'avoir eu aucune alerte concernant la gestion des flux à la sortie des gares. Philippe Martin : « Personne ne nous a dit qu'il y avait des difficultés en sortant de la ligne D. Si on avait demandé de dévier les flux, nous l'aurions fait. Ce sont des choses que nous savons faire ».

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