Pascal Dupraz raconte avoir reçu une menace de mort pendant son passage à Saint-Etienne

Pascal Dupraz, le désormais ancien entraîneur de Saint-Etienne après la relégation du club en L2, revient dans un entretien au Parisien sur les raisons de la descente de l'ASSE et évoque la menace de mort d'un supporter qui l'aurait poussé à quitter le club, peu importe l'issue de la saison.

Remplacé par Laurent Batlles après la relégation de Saint-Etienne en Ligue 2, Pascal Dupraz a évoqué ce mardi, dans les colonnes du Parisien, les raisons de la descente des Verts et celles qui l'auraient poussé à quitter le club quelle que soit l'issue. « J'avais décidé de partir après notre défaite à Lorient (2-6) le 8 avril, dit le désormais ex-entraîneur de l'ASSE. Après le match, des supporters nous ont suivis. Et un de leur véhicule a même percuté notre bus sur la route de l'aéroport. Sur le tarmac, on m'a demandé d'aller parler à la trentaine de types présents. L'un d'eux m'a hurlé à dix centimètres du visage : ''Espèce de bouffon ! T'as intérêt à maintenir le club sinon on te fume.'' Cette menace de mort, ç'a été le déclic pour quitter le club. »

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Nommé entraîneur de Saint-Etienne en décembre dernier, Dupraz assure que « même si les Verts étaient restés en L1, la suite n'aurait pu être que pire pour moi. Ce qui s'est passé après le match contre Auxerre (les graves incidents qui ont suivi le match le 29 mai) m'a confirmé ce climat de terreur d'une toute petite minorité. Dans les tribunes, j'ai vu des gamins de six ou sept ans, invités par le club, hurler de peur devant les fumigènes qu'ils se prenaient sur la gueule. Quelle est la prochaine étape ? Un mort sous prétexte que l'équipe ne gagne pas assez ? C'est inacceptable. »

« L'effectif n'était pas de taille pour jouer autre chose que le maintien »

L'ancien entraîneur d'Evian-Thonon-Gaillard et de Toulouse estime cependant que ce climat n'est pas la cause de la descente du club. « L'échec, c'est le nôtre, celui des joueurs, et le mien pour les 20 matchs de championnat et les deux matchs de barrage que j'ai dirigés, explique-t-il. J'assume ma part de responsabilité dans cet échec. Si je n'avais commis aucune erreur, l'ASSE serait en Ligue 1. »

« L'effectif n'était pas de taille pour jouer autre chose que le maintien, estime toutefois le Haut-Savoyard (59 ans). Trop de jeunes joueurs, trop de petits moteurs nous obligeant à alléger les séances d'entraînement, trop de joueurs à ménager du fait de leurs antécédents de blessures. Et puis surtout le manque de complémentarité [...] Certains jeunes n'ont peut-être pas encore les codes de notre métier et leurs comportements ont pu parfois irriter certains cadres du vestiaire... Mais ils voulaient tous sauver l'ASSE, je n'ai aucun doute. Ils ont tous donné le meilleur avec leurs limites. »

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