Patinage artistique - L'affaire Hamraoui-Diallo rappelle l'agression de la patineuse Nancy Kerrigan en 1994

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L'interpellation d'Aminata Diallo, la joueuse du PSG, mercredi, à la suite de l'agression de Kheira Hamraoui, sa coéquipière, rappelle l'affaire entre Nancy Kerrigan et Tonya Harding, les deux patineuses américaines, en 1994. Au mois de janvier 1994, à quelques semaines des Jeux Olympiques d'hiver de Lillehammer, la préparation de l'équipe des États-Unis de patinage artistique se transforme en faits divers. Le 6 janvier, à Detroit, se déroulent les Championnats nationaux, qualificatifs pour les JO. Seules deux patineuses iront en Norvège. lire aussi Hamraoui agressée, Diallo en garde à vue Alors qu'elle vient de terminer son entraînement, Nancy Kerrigan (24 ans), médaillée de bronze aux Jeux d'Albertville en 1992, est victime d'une violente agression. Elle est frappée aux jambes à coups de barre métallique par un individu non identifié qui parvient à s'enfuir. L'image fait le tour du monde : Kerrigan est à terre, en larmes et hurlant de douleur. La jeune et belle Américaine, très populaire dans son pays, doit déclarer forfait pour les Championnats (elle sera cependant qualifiée pour les Jeux par sa fédération, qui a tenu compte de l'agression et de son palmarès, et reprendra l'entraînement une dizaine de jours après l'événement). L'entourage de Harding impliqué dans l'agression Dans un premier temps, on pense à un acte de déséquilibré. Mais, dans les jours qui suivent l'agression, l'affaire s'accélère et prend une tournure encore plus glaçante : l'attaque de Nancy Kerrigan a en fait été organisée par un garde du corps d'une autre patineuse, Tonya Harding (23 ans), à la demande du mari de cette dernière. Harding est une des concurrentes directes de Kerrigan. Elle a été médaillée d'argent aux Mondiaux 1991 et a fini quatrième aux JO d'Albertville. À Detroit, en ce sombre mois de janvier 1994, c'est elle qui a été sacrée championne des États-Unis. Jeff Gillooly, son mari, et Shawn Eckhardt, son garde du corps, affirment rapidement que Tonya Harding était au courant de la préparation de l'agression. Ce que l'intéressée nie. Faute de preuves et les Jeux Olympiques approchant, Harding est autorisée à se rendre à Lillehammer. Tonya Harding radiée à vie L'Amérique se passionne pour ce fait divers, qui est également alimenté par l'opposition de style entre les deux femmes. Nancy Kerrigan est une « fée de la glace », qui a reçu une éducation soignée de parents aimants, tandis que Tonya Harding est davantage athlétique, un peu garçon manqué et issue d'une famille bien moins soudée. Le 25 février 1994, Kerrigan décroche la médaille d'argent aux JO. Harding, elle, n'a jamais été en mesure de prétendre au podium. Elle ne prend que la huitième place. Quelques jours plus tard, Tonya Harding avoue avoir été au courant de l'agression qui se préparait contre son adversaire. Elle est radiée à vie par la Fédération américaine et écope d'une lourde amende, d'heures de travail d'intérêt général et de trois ans de mise à l'épreuve. Les sentences sont plus lourdes pour les commanditaires et auteurs de l'agression : deux ans de prison pour Gillooly et dix-huit mois pour Eckhardt ainsi que pour Shane Tant, qui avait porté les coups sur Nancy Kerrigan.

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