Patrick Montel – Jeux de Tokyo : pour les femmes, rien n’a changé

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Les tenues des athlètes féminines véhiculent une image sexiste.
Les tenues des athlètes féminines véhiculent une image sexiste.

Au mois de février dernier, Yoshiro Mori, le président du comité d?organisation des JO de Tokyo, a été contraint de passer la main. En cause, des propos sexistes tenus par l?ancien Premier ministre du Japon à travers lesquels il reprochait aux femmes de ne pas être suffisamment concises lors de leurs prises de paroles. Cette intolérable misogynie est loin d?être anodine. Depuis l?Antiquité, les femmes ont dû livrer d?âpres batailles pour être admises dans le saint du saint olympique.

Au Ve siècle avant J.-C., les femmes mariées n?avaient pas le droit de pénétrer dans le stade où se déroulaient les compétitions sous peine d?être punies de mort et être précipitées du haut du mont Typaion, situé proche du site d?Olympie en Grèce. Kallipateira n?hésite pas à braver l?oukase. Son père Diagoras est une légende du pugilat, l?ancêtre de la boxe et de la lutte. La jeune femme devenue veuve décide d?entraîner son fils Pisidoras, un talentueux coureur à pied. À Olympie, le matin des compétitions, pour pouvoir pénétrer dans le stade, elle se déguise en homme. Lorsque Pidoras remporte la course, sa mère folle de joie franchit la barrière qui la sépare de la piste. Emportée par son élan, elle perd son déguisement et est immédiatement interpellée. Si elle échappe à la peine de mort, c?est uniquement par respect pour son père et ses frères qui ont tous été sacrés champions olympiques de pancrace et de pugilat. Le passage en force de Kallipateira, son défi féministe avant l [...] Lire la suite

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