Patrick Montel – Jeux de Tokyo : la religion du 400 mètres haies

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Karsten Warholm a remporté le 400 mètres haies.
Karsten Warholm a remporté le 400 mètres haies.

En pulvérisant le record du monde du 400 mètres haies tôt ce matin à Tokyo, Karsten Warholm jette un pavé dans la mare d?une discipline historiquement très codifiée. En franchissant le mur mythique des 46?? (45??94), l?aventurier norvégien déclenche une véritable révolution au sein de la petite famille des haies basses. Le « quatrache » est un nom masculin que l?on ne retrouve dans aucun dictionnaire. À force d?utiliser l?abréviation « 4H » pour évoquer le 400 mètres haies, le néologisme s?est peu à peu imposé au sein de l?athlétisme. Le « quatrache » est un compromis subtil entre l?élégance et la prise de risques, une adaptation à l?homme de l?effort que la bourgeoisie anglaise du début du XIXe siècle exigeait du cheval. Le premier obstacle se dresse devant l?athlète après 45 mètres de course, les neuf suivants sont disposés tous les 35 mètres. Les haies, en bois à l?origine, désormais en PVC et en aluminium, sont réglées à une hauteur de à 0,91 cm pour les hommes et 0,76 cm pour les femmes.

Introduit aux Jeux olympiques en 1900 à Paris, le 400 mètres haies demeure une discipline à part, une partition musicale martelée par les foulées, réservée aux virtuoses du sprint long. Les inconditionnels du « quatrache » prétendent même que pour avoir le sens du rythme, il convient d?avoir la tête bien pleine. Ils se réclament volontiers de l?architecte Henri Tauzin, médaillé d?argent aux Jeux de 1900, qui à la ville avait dessiné les plans de l?hôtel Lutécia à Pari [...] Lire la suite

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