Pau-Orthez : la réponse de David Bonnemason-Carrère à Taqwa Pinero

David Bonnemason-Carrère (veste noire, chemise blanche), à côté de François Bayrou, le maire de Pau. (A. Réau/L'Équipe)

David Bonnemason-Carrère, vice-président de l'Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez, a souhaité répondre aux déclarations faites par Taqwa Pinero, ancien manager général de Pau, révoqué de ses fonctions en début de mois.

Au lendemain des déclarations de Taqwa Pinero, ancien joueur de Pau-Lacq-Orthez, devenu manager général en mai dernier et démis de ses fonctions - à son insu, confiait-il - début août, David Bonnemason-Carrère, vice-président du club (et président lorsque le groupe américain CSG était encore propriétaire) a souhaité d'éclaircir les points sur lesquels deux versions s'opposent.

« Taqwa a indiqué qu'il n'aurait pas pu assister au conseil d'administration que nous avons tenu le 2 août, ce qui est faux, indique Bonnemason-Carrère, désormais vice-président du club palois. Il a été convoqué, il ne le conteste pas, mais il s'est manifesté 1h30 après le début de la séance pour indiquer qu'il rencontrait un problème de connexion informatique alors qu'il était présent sur les lieux. S'il avait réellement souhaité participer à la réunion, aurait-il vraiment attendu aussi longtemps pour se manifester ? La réalité est claire : il était absent par sa propre volonté et il ne peut pas tenir d'autres propos. »

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Le dirigeant a par ailleurs insisté sur le fait que Pinero a été informé de la révocation de son poste, par avocats interposés, dans les jours qui ont suivi le conseil d'administration, et non par voie de presse. « Qu'il ait été absent ou présent à la réunion, ses fonctions de Directeur Général étaient quoi qu'il arrive révocables, ajoute Bonnemason-Carrère. De plus, Taqwa, en juillet, après la cession des actions, m'a demandé une somme pour quitter le club. Le 2 août, j'ai reçu une demande de 30 000 euros en guise de porte de sortie. Ce qui est inconcevable au regard de la situation financière du club. Il n'est plus le directeur général et il va faire l'objet d'un licenciement pour motif économique qui concerne trois personnes au sein du club. Il n'est pas visé individuellement, c'est la réalité de la situation financière de notre club qui l'exige. »

Quant aux allégations de discrimination religieuse dont Pinero aurait fait l'objet, le bras droit du nouveau président Sébastien Ménard n'a pas souhaité s'étendre davantage. « Taqwa est resté directeur général bien après les faits qu'il évoque. Il n'a jamais été empêché de pratiquer sa religion. Au contraire, c'est son droit absolu. Nous avions eu une conversation lui et moi, sur le fait qu'en tant que directeur général, ses propos engagent également le club. Mais je n'ai jamais eu de problème avec sa religion, ou sa pratique. » Le joueur - toujours présent au quotidien dans les locaux - comme son futur ex-employeur ont tous les deux indiqué espérer une résolution rapide de la situation. Voilà qui mettrait fin dans le même temps à un été chaotique, pour enfin reparler de basket chez le vainqueur de la dernière Coupe de France.

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