Paul Lacombe, avant Asvel-Monaco en finale : « J'ai du flair ! »

Paul Lacombe a passé trois saisons à Monaco, avant de s'engager avec l'Asvel. (A. Réau/L'Équipe)

L'arrière de l'Asvel Paul Lacombe dispute mercredi soir face à Monaco sa 8e finale de suite en Championnat de France (match 1, 20h30). Ancien Monégasque, il revient sur les enjeux de la rencontre.

« Vous allez donc disputer votre 8e finale d'affilée (quatre avec Strasbourg de 2014 à 2017, deux avec Monaco en 2018 et 2019, deux avec l'Asvel en 2021 et 2022) ?
C'est pas mal, non (sourire) ? On peut dire que j'ai eu du flair, que j'ai choisi les bonnes équipes... Et encore, avec le Covid, ça aurait pu faire neuf, car avec Monaco en 2020, on y allait tout droit...

Vos finales passées vous aident-elles à préparer l'événement ?
Chaque finale, chaque équipe a son histoire. J'y ai tenu des rôles différents. Ce sera encore le cas. C'est dur de comparer. Mais l'avantage, c'est que j'ai appris à m'adapter, je suis une sorte de couteau suisse (il rit).

Est-ce particulier de retrouver Monaco, avec qui vous avez échoué deux fois à un souffle de la victoire, au match 5 ?
C'est toujours particulier, comme quand je rencontre Strasbourg. Maintenant, cela reste de l'histoire ancienne, surtout qu'à part Yakuba (Ouattara) et le coach Sasa Obradovic, tout a changé. J'ai des attaches là-bas, mais avec l'Euroligue, Monaco est devenu une autre entité, ce n'est plus la même chose.

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Que vous inspire cette finale ?
Cela ne plaira pas à tout le monde, mais c'est la meilleure finale possible, celle que tout le monde attendait, malgré nos difficultés respectives en quarts de finale (Monaco passé in extremis contre Strasbourg, l'Asvel menacée jusqu'au bout par Cholet). C'est aussi l'évolution logique du développement de ces deux grosses écuries, dont les projets doivent tirer le Championnat vers le haut. Car ceux qui voudront rivaliser demain, atteindre la finale, à l'image d'un Boulogne-Levallois cette saison (3e), éliminé mais très compétitif, devront absolument se mettre au niveau, attirer de meilleurs joueurs. Ce processus peut faire boule de neige.

« Il n'y a pas de favori. Ou alors c'est du 51-49 en notre faveur grâce à l'avantage du terrain et la valeur ajoutée du public »

L'Asvel et Monaco s'affrontent mercredi pour la cinquième fois de la saison déjà (2-2 jusque-là)...
La rivalité entre ces deux équipes grandit. Mais là, chaque match n'est pas loin d'être couperet. On n'a pas d'autre choix que d'élever le niveau. Mettre plus d'intelligence dans le jeu, s'attacher aux détails. Il faut de la rigueur, jouer sans pression et avec énergie. J'ai été rassuré par le caractère affiché contre Cholet, alors que nous étions en difficulté. On a rétabli la situation avec la manière, et montré le même visage contre Dijon en demie (3-0). En face, on aura affaire à une belle équipe de Monaco, sans doute la plus belle que j'aie vu dans le basket français, sur le plan des individualités en tout cas. Il n'y a pas de favori. Ou alors c'est du 51-49 en notre faveur grâce à l'avantage du terrain et la valeur ajoutée du public. En 2019, d'ailleurs personne ne s'était imposé à l'extérieur en cinq matches.

On annonce de fortes chaleurs, comme lors du match 5 de la finale 2019 (remporté par l'Asvel 66-55). Cela vous inquiète-t-il ?
Oui. Je dis souvent en plaisantant, mais à moitié, que cette finale perdue avec Monaco, c'était notamment parce que ces 40 degrés nous avaient coûté beaucoup plus cher qu'à l'Asvel, pour plein de raisons. Mais les deux équipes ont dû affronter ça. Au bout d'un moment, cela peut peser sur les organismes. Nous espérons que cela ne joue pas contre nous. »

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