Pauline Bourdon, demi de mêlée de l'équipe de France : « On s'est sauvé notre Coupe du monde »

Pauline Bourdon lors de France-Fidji (44-0), le 22 octobre dernier. (D. Rowland/Reuters)

La demie de mêlée des Bleues Pauline Bourdon est revenue sur le parcours de l'équipe dans ce Mondial et la satisfaction d'avoir accroché la 3e place, grâce à la large victoire contre le Canada (36-0).

Pauline Bourdon (demie de mêlée des Bleues, victorieuses du Canada 36-0) : « On avait à coeur de se racheter après la demi-finale contre les Néo-Zélandaises. Forcément, on a mis beaucoup de coeur, comme on le fait depuis toujours. Et on voulait surtout rendre hommage aux filles qui vont arrêter, c'était une motivation supplémentaire pour nous.

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Il y a beaucoup de soulagement. Cette Coupe du monde a été vraiment difficile, on en a chié. On a su retrouver notre groupe, notre ADN, ce qui marchait depuis des années. Ça fait plaisir, on a eu le déclic contre l'Angleterre en poule (défaite 7-13). On s'est ressoudé entre nous, on a repris le groupe en main. Ça montre qu'on peut faire de belles choses et ça augure de belles choses pour les prochaines échéances. Quand on a commencé la compétition, on ne pensait pas en arriver là. On s'est sauvé notre Coupe du monde. Je pense que tout le monde va apprendre de ses erreurs, le staff comme les joueuses. Et on va repartir de l'avant pour essayer de faire le Grand Chelem dès le mois d'avril.

Je me suis enfin retrouvée. Je pense que j'étais bridée sur le début de la compétition. Je me suis retrouvée offensivement et ça me fait plaisir. C'est de bon augure pour le Tournoi qui arrive. J'ai retrouvé ma fougue naturelle, même si défensivement je suis contente de ma Coupe du monde. Ce titre de joueuse du match (contre le Canada) est un plus pour ma confiance. »

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Céline Ferer (deuxième-ligne des Bleues) : « J'ai pris beaucoup de plaisir à jouer. On a su se lâcher pleinement sur le terrain et profiter de chaque moment, dans le vestiaire, par des regards, le dernier échauffement, le dernier strap. Je savais que tout ce que je faisais, c'était pour la dernière fois. Je me disais de savourer, je ne devais pas baisser la tête. Je n'avais que du bonheur dans les yeux.

Franchement, je n'aurai jamais pensé que cette Coupe du monde soit autant en apothéose pour moi, avec autant de temps de jeu. J'ai pris tout simplement. J'ai profité de chaque match. Si ça s'était passé autrement, j'aurais été la même parce que l'important c'est le collectif. Je suis contente d'avoir pu apporter mon expérience au groupe. J'ai beaucoup aimé partager avec elles, c'est certain.

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Après la défaite contre les Black Ferns, c'était compliqué, surtout les deux jours qui ont suivi, il fallait sortir la tête de l'eau et se dire qu'on devait absolument rentrer avec une médaille autour du cou en France. Ce n'est pas celle qu'on avait espéré mais ça reste une médaille. Sachant qu'on a eu une année compliquée, c'est une belle fin pour nous. »