Pentathlon - Mondiaux (H) - Valentin Prades et Valentin Belaud avant le début des Mondiaux : « Une répétition générale avant les JO »

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·4 min de lecture
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

L'un est numéro un mondial, l'autre double champion du monde. Valentin Prades et Valentin Belaud abordent avec ambition les Mondiaux de pentathlon moderne, ce vendredi au Caire. Interview croisée de deux athlètes dont le principal objectif reste les Jeux Olympiques de Tokyi.

« Pourquoi avoir choisi de venir au Caire ?
Valentin Prades : Je prends ces Mondiaux comme une répétition générale, sachant que ce n'est pas l'objectif de l'année. Mais il y a quand même un titre de champion du monde en jeu... C'est une compétition importante, avec de la pression, donc intéressante pour préparer les Jeux olympiques (5-7 août à Tokyo).

Valentin Belaud : Les Mondiaux ont une saveur particulière pour moi. J'ai gagné deux fois. L'année des Jeux, c'est différent. Ce n'est pas l'objectif ultime. Mais en 2016 (son premier titre mondial), ils avaient lieu deux mois après... Mon pic de forme est réglé sur Tokyo, mais un titre mondial aurait une belle valeur.

2021, jusqu'ici, se passe bien...
V. P. : J'ai construit ma saison pour être en forme en août. J'ai été assez régulier. Là, je sens la montée en puissance. J'avais ciblé la finale de coupe du monde (gagnée en avril), car c'est la seule compétition au format olympique. ç'a confirmé le bien-fondé du travail fait avec le staff depuis cinq ans. Mais la saison ne fait que commencer...

V. B. : C'est beaucoup de travail. Au début des compétitions et malgré notamment un bon stage à la Réunion, j'ai senti que je n'étais pas au top. Au lieu de m'acharner en compétition, j'ai préféré retourner à l'entraînement car depuis mon titre mondial en 2019, je suis qualifié pour les JO. Ma préparation aujourd'hui, c'est du sur-mesure.

Avez-vous apporté des nouveautés, cette année ?
V. P. : Pas de révolution. Je travaille dans la continuité. Je n'ai pas quitté le Top 3 mondial depuis les JO 2016. La régularité permet à chaque compétition de viser une médaille. Et quand on n'est pas bon, on est Top 5 ou 6. Tout ce qu'on a fait avec mon staff depuis cinq ans, c'était pour préparer ces Jeux et j'ai hâte d'y être.

V. B. : Un travail plus fin. Depuis un an et demi, ma base est solide. Là, ce sont de petites touches. Quand je rencontre des experts, par exemple des nutritionnistes à l'INSEP, j'essaye d'améliorer des points. Mais sans chambouler mon écosystème. On est dans de la haute couture.

Deux Français débarquent au Caire en premiers de cordée...
V. P. : J'ai déjà été numéro un mondial, mais jamais avec un Français (Valentin Belaud) juste derrière. Nous sommes performants. Pour autant, c'est une image à moment donné. Moi, que je sois numéro un ou non, je vais en compétition pour viser la médaille avec la même ambition.

V. B. : Je crois que ça ne s'est jamais produit. Du coup, pour aller aux JO 2024, les jeunes vont devoir aligner les performances ! Pour ma part, c'est l'année où je suis le mieux placé, mais le classement mondial n'a jamais été un choix. J'ai gagné deux fois les Mondiaux, sans enchaîner régulièrement les très hautes performances.

Que seraient des Mondiaux réussis ?
V. P. : Des Mondiaux où je me serai montré performant. On peut être performant en faisant une médaille. Des fois aussi, sans faire de médaille. L'important est de bien mettre en place mes routines, de prendre des repères pour les JO. Je suis au Caire pour travailler ce que je sais faire et essayer d'en tirer le meilleur.

V. B. : Faire mieux qu'en finale de Coupe du monde (5e) ! Mais au-delà l'idée est de faire monter mes performances dans toutes les épreuves, une à une. Après, le résultat est inéluctable. Ces Mondiaux sont la dernière compétition sélective pour les JO. Des gens pas encore qualifiés peuvent être là et bien prêts.

Et l'autre Valentin, il est bien ?
V. P. : C'est un super athlète. Son point fort, c'est le combiné tir-course. On aura très légitimement, lui comme moi, de très belles ambitions à Tokyo.

V. B. : Il est très bon, régulier, homogène. Mais en compétition, c'est un adversaire comme un autre. Pour moi, ils ont tous un drapeau noir dans le dos. »

lire aussi
Toute l'actualité du pentathlon moderne

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles