Pep Guardiola à propos de Benjamin Mendy : « Je ne suis pas son père »

Pep Guardiola, l'entraîneur de Manchester City. (B. Papon/L'Équipe)

À la demande de Benjamin Mendy, Pep Guardiola a témoigné à distance, ce lundi, devant la Crown Court de Chester.

Il a juré de dire toute la vérité, à l'instar des douze autres « character witnesses », les témoins appelés par la défense pour décrire en quoi la personnalité de Benjamin Mendy était positive. Pep Guardiola, t-shirt gris sur les épaules, est apparu ce lundi devant les douze jurés de la Crown Court de Chester (Cheshire) par écran vidéo. « Il m'a demandé, Mendy, de venir aujourd'hui avec vous tous, votre honneur (le juge Steven Everett). Et c'est pourquoi je suis là. »

Pep Guardiola a été interrogé par Eleanor Laws, l'avocate principale de Benjamin Mendy, accusé de sept viols, d'une tentative de viol et d'une agression sexuelle sur six jeunes femmes.


Dans la droite ligne de sa stratégie de défense, Me Laws a suggéré au manager ibérique que Mendy portait « beaucoup d'attentes sur ses épaules » quand il a signé à City en 2017 un contrat record de 58 millions d'euros. « Je ne sais pas car je ne lui ai pas demandé, a assuré Guardiola. Mais en tant que club et en tant que manager, nous avions beaucoup d'attentes. » Relancé, l'entraîneur de 51 ans a ajouté : « C'est un joueur exceptionnel. »

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À propos de la personnalité du champion du monde, Guardiola a expliqué : « C'est un très bon gars. Il aime s'amuser et fait en sorte que les gens s'amusent. C'est difficile de trouver quelqu'un dans le vestiaire qui parle de lui en mal. »

Me Laws a avancé devant Guardiola que le latéral gauche « profitait de la vie ». Celui-ci a réfuté : « Si je contrôle mes joueurs à l'entraînement, je ne sais pas ce qu'ils font dans leur vie privée. Je ne suis pas son père. »

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Sur le terrain, il « demandai (t) le meilleur » à son joueur. « Parfois il répondait présent. Parfois non. » Guardiola a assuré lui avoir parlé des fêtes (interdites) organisées pendant les périodes de confinement : « Bien sûr que je n'étais pas content. »

La défense de Mendy en a désormais terminé avec les témoignages. Mercredi, le juge rappellera aux jurés les dispositions légales avant les plaidoiries du procureur, d'abord, puis des deux avocates (Me Laws pour Mendy ; Me Wilding pour le co-accusé Matturie, qui n'a pas souhaité faire intervenir de témoins).