Perquisitions dans les locaux d'Angers : le SCO n'a « rien à se reprocher »

Au lendemain d'une nouvelle perquisition, le club angevin s'est expliqué. (F. Faugère/L'Équipe)

Après la perquisition mardi au siège d'Angers SCO dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des soupçons d' « exercice illégal d'agent de joueur » et « blanchiment en bande organisée », le club a livré sa version des faits, ce mercredi. Si deux ex-salariés sont visés, le club angevin ne se sent pas mis en cause.

Après la perquisition mardi au siège du SCO dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des soupçons d' « exercice illégal d'agent de joueur » et « blanchiment en bande organisée », confiée au service central des courses et jeux, le club angevin a donné sa version des faits, ce mercredi. D'abord via un communiqué publié dans la matinée, puis à travers une conférence de presse donnée durant l'après-midi.

Le SCO était représenté par son directeur de la communication, Mohamed Sifaoui, et un conseiller juridique, l'avocat Pierry Fumanal, qui a rejoint le club en décembre. Pour rappel, Angers avait déjà été perquisitionné en juin dans le cadre de cette procédure, de même que l'AS Saint-Étienne. Trois agents de joueurs avaient alors été placés en garde à vue.

Ce mercredi, Sifaoui et Fumanal sont donc revenus sur la perquisition. « C'est une enquête d'envergure, qui concerne plusieurs dizaines de personnes, a indiqué Sifaoui, selon des propos rapportés par Ouest-France. Ce sont des histoires de transfert, d'agents de joueurs, réels ou auto-proclamés. Un certain nombre de personnes se seraient rendues coupables de malversations financières. Deux personnes passées par le club sont poursuivies, mais présumées innocentes. L'ancien directeur juridique du club (Valentin Harribey, mis à pied en novembre) serait mêlé, à titre personnel, à cette enquête mais je n'en sais pas plus. Une personne de notre cellule de recrutement (Jalal Benalla), qui a démissionné avant même la fin de sa période d'essai le 1er décembre pour des raisons personnelles, est également concernée. »

Des faits qui remontent à 2017« Dans le cadre de l'audition libre du président Saïd Chabane, a ajouté l'avocat, il n'est pas ressorti grand-chose. Si ce n'est des relations qui ont pu exister avec Monsieur Benalla (recruté en septembre par Chabane) et les rapports qu'il a eus, avant d'être salarié, sur des missions de scouting. L'ancien directeur juridique a été placé en garde à vue. Il y a des soupçons de malversations, qui font qu'il a été placé en garde à vue, ce qui n'est pas le cas du président. »

Au fil de la conférence, Sifaoui a apporté quelques précisions sur l'enquête en question : « C'est une enquête qui a été lancée suite à des faits qui remontent à 2017. L'affaire Pogba a été l'élément déclencheur. Plusieurs clubs ont été perquisitionnés depuis le début de l'enquête. Des 47 personnes sur lesquelles la police enquête, nous ne sommes en rapport qu'avec deux. Peut-être que le club n'a pas su communiquer. Moi, je suis là pour dire les choses, a fortiori quand on n'a rien à se reprocher. C'est une montagne qui accouche d'une souris. Nous n'avons rien à nous reprocher, on vous le dit droit dans les yeux. »

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