Des personnalités du tennis choquées après la diffusion d'une vidéo montrant un père frapper violemment sa fille sur un court

Une vidéo d'un père battant sa fille a ému des personnalités du tennis. (COLO IGNACIO/L'Equipe)

Un père et entraîneur frappant sa fille de 14 ans sur un court de tennis de Belgrade parce qu'elle ne s'entraîne pas assez intensément : c'est la vidéo qui révolte le monde du tennis et au-delà.

« C'est horrible ! », a réagi Stan Wawrinka sur son compte Twitter. « C'est absolument inacceptable. Horrible. Pas d'autre mot. Nous devons éradiquer toute forme d'abus sur les enfants, qu'ils soient physiques ou psychologiques », a déclaré quant à lui l'entraîneur Patrick Mouratoglou.

La mère d'Andy Murray, battu par Gilles Simon lundi soir au premier tour du Rolex Paris Masters, s'est, elle aussi, émue de cette agression. En tant qu'entraîneure elle-même, elle a appelé la FIT à s'emparer de cet « horrible exemple de violence physique parentale ». « C'est une folie ! [...] J'ai le coeur brisé », a réagi la n°13 mondiale, Paula Badosa.

Un acte condamnable de deux à dix ans de prison

En cause, une vidéo publiée sur le réseau social à l'oiseau bleu montrant un père, sur un court de tennis d'un club à Belgrade, en Serbie, frapper violemment sa fille à plusieurs reprises : gifles, coups de pied, tirage de cheveux, jet au sol, coups de pied à nouveau... Sur la vidéo, on entend un homme hurler à la fin de la scène en direction de l'homme pour tenter, imagine-t-on, de faire cesser l'agression.

Selon les médias serbes, l'homme, âgé de 50 ans, de nationalité chinoise, a été arrêté et a comparu ce lundi. Le parquet a requis auprès du tribunal de Belgrade qu'il soit gardé en détention provisoire afin d'éviter toute fuite. Il aurait expliqué son geste par le fait que c'est une tradition en Chine de respecter les ordres hiérarchiques et que sa fille ne s'entraînait pas assez dur. Et que son intention n'était pas de lui faire mal. Il encourt une peine de deux à dix ans de prison pour violence domestique. L'homme qui a rendu publique vendredi dernier la vidéo qui aurait circulé selon lui depuis deux samines, Igor Juric, un militant des droits de l'enfant, a fait part de sa colère : « nous allons déposer plainte contre ce monstre ».

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