"Personne ne peut imaginer que le sport puisse être destructeur", estime Servane Heudiard, auteure de "Bigorexie : Le sport, ma prison sans barreaux"

Apolline Merle
·1 min de lecture

Depuis une trentaine d’années, Servane Heudiard est bigorexique, autrement dit accro au sport. Cette traductrice de 48 ans, auteure et relectrice a toujours été une boule d’énergie, avide d’activités sportives en plein air. Si pour elle, le sport a été libérateur et salvateur dans un premier temps, il est ensuite devenu omniprésent dans sa vie, au point de devenir destructeur. Bien consciente de son addiction, cette Francilienne confie toutefois être incapable de s'en passer.

Dans votre livre, vous indiquez que la bigorexie est peu connue, et que la plupart des personnes qui en souffrent ne prennent pas conscience de leur addiction...
Servane Heudiard :
"Oui c'est tout à fait ça. Déjà, être accro au sport n'est pas vu comme quelque chose de négatif, comme d’autres addictions. Ensuite, il y a tellement de versions de la bigorexie. En effet, pour un bigorexique, sortir dehors en VTT alors que les chemins ou les routes sont verglacés peut paraître normal, alors que pour un autre sport-addict, il trouvera ça totalement dément. En revanche, pour ce dernier, faire six heures de vélo par jour ne sera pas choquant."

Aujourd'hui, à quelle fréquence pratiquez-vous du sport ?
SH :
"Il y a huit ou neuf ans,...

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