Peterhansel : "La bagarre est intense devant"

Basile Davoine
·3 min de lecture

Pour la première fois depuis une semaine, . Après avoir regretté une opportunité manquée la veille, tout en s'estimant chanceux, le leader du Dakar a fait une moins bonne opération sur la deuxième partie de l'étape marathon. Des petites erreurs et imprécisions en fin de parcours, s'ajoutant à une position d'ouvreur, lui ont valu de terminer à trois minutes de son rival qatari, qui revient à moins de cinq minutes au classement général.

"Assez rapidement dans la spéciale on s'est retrouvé première voiture, et je dois dire que dans la dernière partie, on a un peu hésité", explique Peterhansel à l'arrivée à Neom. "En plus j'ai loupé quelques notes d’Édouard [Boulanger, son copilote], et donc on a fait des demi-tours, on a perdu un tout petit peu de temps. On n'a pas fait la spéciale parfaite. Mais bon, ça va, on garde le contact. Hier on avait cassé un triangle, donc hier soir on avait un camion d'assistance rapide qui nous a réparé tout ça. On est reparti dans des bonnes conditions, comme si de rien n'était."

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Alors qu'il reste encore quatre étapes consistantes au menu de cette édition 2021, Peterhansel se rapproche chaque jour un peu plus du but, même s'il n'a pas encore signé le moindre scratch depuis le départ. Le Français a néanmoins insisté sur ses craintes avant cette deuxième semaine, et il rappelle que non seulement le moindre relâchement n'est pas permis, mais la moindre erreur importante non plus.

"Quatre jours oui, ça se rapproche quand même… Mais ça reste intense", insiste-t-il. "La bagarre est intense devant, un peu comme l'année dernière avec Nasser et Carlos [Sainz], sauf que là c'est avec Nasser et moi. Il ne faut rien lâcher. Chaque seconde, chaque minute est importante. Pas trop le droit à l'erreur. Pas le droit à de grosses erreurs plutôt, car ne pas faire d'erreur du tout est quasiment impossible. Mais surtout, il ne faut pas faire de grosse erreur."

Ces quatre jours, Nasser Al-Attiyah entend bien les mettre à profit pour continuer à refaire son retard sur Stéphane Peterhansel. Le Qatari a le sentiment d'être désavantagé par son Toyota Hilux mais assure qu'il ne veut pas se cacher derrière la moindre excuse et se concentre sur l'offensive qu'il doit continuer à mener.

"On a essayé de faire notre mieux, l’étape marathon n’est jamais facile mais je suis content de ces deux journées, la voiture est intacte", résume-t-il. "Elle est maintenant finie et nous avons repris trois minutes à Stéphane. Il nous reste quatre jours, ce ne sera pas facile mais on essaiera tous les jours. Je pense que les buggys sont avantagés avec leurs grosses roues, ils ont moins de crevaisons, j’en ai eu huit de mon côté. Mais je ne veux pas me chercher d’excuses, on fera de notre mieux."

Le point sur le Dakar

Pilote

Auto

Temps

1

France

S. Peterhansel

Mini

29h36'49

2

Qatar

N. Al-Attiyah

Toyota

+4'50

3

Spain

C. Sainz

Mini

+38'55