Phelps, JO, Galtier... Les temps forts du festival Demain Le Sport

Michael Phelps, Marie-José Pérec, Romaine Cannone, Sarah Ourahmoune et Christophe Galtier font partie des intervenants au festival Demain Le Sport. (L'Équipe/Presse Sports)

Demain Le Sport lance sa première édition, jeudi. De 10 h à 22 h 30, se dérouleront à la Maison de la Radio et de la Musique, 116, avenue du Président-Kennedy à Paris XVIe, diverses conférences et ateliers autour de la place du sport dans la société. Ils se tiendront en présence de ceux qui font le sport aujourd'hui et feront le sport demain. En voici les temps forts !

18 h 30, studio 104
Sa parole est rare. Michael Phelps, 37 ans, au palmarès extraordinaire, donnera pendant une heure une conférence exceptionnelle, où le public pourra également lui poser des questions. Le nageur américain, qui a pris sa retraite après les Jeux de Rio, s'est constitué un immense palmarès : 36 records du monde en grand bassin (en individuel et en relais) et... 23 médailles d'or olympiques, le hissant ainsi au rang du sportif le plus titré de l'histoire des Jeux. À Rio, en 2016, il a même occupé cinq fois la plus haute marche du podium (200 m papillon, 200 m 4 nages, 4 × 100 m, 4 x 200 m et 4 × 100 m 4 nages). Désormais conférencier et égérie de la marque Omega, le chronométreur officiel des Jeux Olympiques, Michael Phelps évoquera donc sa carrière dans les bassins, et sa formidable expérience, mais aussi sa reconversion et sa lutte contre la dépression. L'ancien nageur a connu la pression, l'anxiété, l'isolement, et la déprime post-olympique, il a d'ailleurs donné la parole à plusieurs sportifs dans son documentaire « Le poids de l'or », visible sur L'Équipe Explore depuis le printemps dernier.

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Source d'inspiration pour de nombreux sportifs, il évoquera par ailleurs sa vision de la natation aujourd'hui, et reviendra sur l'étoile montante Léon Marchand, double champion du monde en juillet dernier à Budapest (200 m 4 nages, 400 m 4 nages) et troisième Français de l'histoire doublement sacré lors des mêmes Championnats du monde, après Laure et Florent Manaudou. Depuis un an, il s'entraîne d'ailleurs aux États-Unis sous les ordres de Bob Bowman, l'ancien entraîneur de... Michael Phelps.

10 h 30, studio 104
La flamme olympique s'est éteinte à Tokyo, le 8 août 2021, elle sera rallumée à Paris, le 26 juillet 2024. Un geste symbolique pour passer d'une édition à une autre... qui sera cette fois fortement renouvelée. Dans un contexte post-Covid et d'évolution majeure de la société en matière, entre autres, d'environnement, de maîtrise des coûts, du souci de l'héritage à laisser, les Jeux de Paris ont souhaité se démarquer. Outre la mise en place d'une cérémonie d'ouverture unique sur la Seine pour être accessible au plus grand nombre, l'entrée du breaking pour rajeunir le programme, l'ambition de faire des Jeux Paralympiques un rendez-vous aussi suivi que ceux de Londres en 2012, devenus une référence en la matière, il y a surtout la volonté de toucher, au-delà des sportifs, la population dans son ensemble.

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Tony Estanguet, le président du Comité d'organisation de Paris 2024, accompagné de la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques Amélie Oudéa-Castéra et d'Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, reviendra sur tous ces sujets lors de la première table ronde de la journée. À leurs côtés, des grandes figures du sport tricolore raconteront leur propre expérience des Jeux : Kevin Mayer, double vice-champion olympique, double champion du monde et recordman du monde du décathlon, et Sandrine Martinet, championne paralympique de judo en 2016, porte-drapeau des Jeux de Tokyo en 2021 (médaillée d'argent), qui pourrait disputer à Paris ses sixièmes Jeux Paralympiques.

10 h 30, Foyer F
Développer la pratique sportive des Français, c'est un choix de société. Les Jeux sont souvent considérés comme réussis en fonction du nombre de médailles obtenues mais ne peut-on pas espérer qu'ils permettent aussi de susciter des vocations, qu'ils accroissent le nombre de licenciés ? Accueillir les Jeux, c'est l'opportunité de capitaliser sur un événement mondial pour redonner goût au sport en démocratisant sa pratique. Marie-José Pérec, triple championne olympique (400 m, Barcelone 1992 ; 200 m et 400 m, Atlanta 1996), évoquera le sport « comme le médicament pour tout ». Le Docteur François Carré alertera sur les dangers de la sédentarité, et Marie Barsacq, en charge des questions d'héritage à Paris 2024, s'intéressera au basculement d'une nation sportive à une nation compétitive.

L'ancien président du CIO, Jacques Rogge, expliquait que « les Jeux, outre la réalisation des rêves et des exploits des jeunes athlètes, sont le cadre idéal pour que les champions préparent le terrain pour les générations futures ».

Depuis la rentrée, l'entrée en vigueur des trente minutes d'activité physique quotidienne à l'école primaire constitue un premier axe d'approche. Après les Jeux de Londres en 2012, un nouveau programme scolaire britannique avait imposé à tous les élèves d'école primaire de pratiquer un sport de compétition. L'exemple à suivre ?

12 h 15, Foyer F
Loin de l'image des sportifs surmédiatisés tels que les footballeurs ou les joueurs de tennis, de nombreux athlètes de haut niveau ont du mal à vivre de leur sport. À deux ans d'une échéance comme celle des Jeux, comment leur permettre de se consacrer pleinement à leur discipline avec l'or olympique en ligne de mire ? Parmi les différents cercles de financement, existent les aides institutionnelles, les programmes liés aux entreprises comme les teams de sportifs (EDF, FDJ, Bridgestone) voire les conventions de formation comme dans l'armée par exemple.

Le ministère des Sports développe également une politique de suivi social afin que les sportifs de haut niveau puissent réaliser les performances à la hauteur de leur potentiel, tout en leur garantissant une formation et une insertion professionnelle correspondant à leurs capacités et leurs aspirations.

Dans une table ronde dédiée, l'épéiste Romain Cannone, champion olympique (2021) et champion du monde (2022), qui occupe actuellement un poste à mi-temps chez EDF, s'exprimera sur les contrats d'insertion professionnelle (CIP) dont peuvent bénéficier les sportifs.

Il sera accompagné du nageur et comédien Théo Curin, et de l'avocate spécialisée en droit du sport Delphine Verheyden, qui représente notamment les intérêts de Kylian Mbappé.

13 h 50, Studio 104
Dans le foot comme dans d'autres sports, il existe les deux heures d'entraînement quotidien, mais les vingt-deux autres sont tout aussi importantes. Le fameux travail invisible... Entre récupération, nutrition ou encore sommeil, nombreux sont les axes de développement d'un sportif pour le rendre encore plus performant. L'entraîneur du PSG, Christophe Galtier - vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2013 avec Saint-Étienne et champion de France avec Lille, en 2021 - a construit sa carrière, pas à pas. Occupant désormais un poste à la dimension bien différente, il développera sa méthode de management, sa manière de gérer son effectif riche de stars, et les moyens mis en oeuvre pour obtenir les meilleurs résultats.

15 h 45, Galerie Seine
Le sport permet de réunir des gens aux faibles revenus, qui n'ont pas toujours accès à l'éducation. Il leur ouvre des portes. Si, avec son programme « Impact 2024 », le COJO de Paris soutient des centaines de projets (650 depuis 2020) qui lient sport et inclusion sociale dans le Grand Paris notamment, plusieurs acteurs du monde du sport ont déjà fait de ce sujet leur combat. L'ancienne boxeuse Sarah Ourahmoune, médaillée d'argent aux Jeux de Rio (- 51 kg), se soucie ainsi particulièrement de la place des femmes dans le monde du sport depuis la fin de sa carrière en 2016. Elle évoquera ses différentes actions aux côtés de Jean-Philippe Acensi, président de l'Agence pour l'éducation par le sport, Hughes Defoy, directeur de la mobilisation du monde économique chez Agefiph et Florence Hardouin, DG de la Fédération française de football, qui précisera les différents chantiers menés par la Fédération dans les quartiers ou pour la reconnaissance du travail des bénévoles.