Philippe Bozon prolongé à la tête des Bleus car « l'équipe s'est brillamment maintenue »

Philippe Bozon (en haut) est à la tête de l'équipe de France depuis 2018. (N. Luttiau/L'Équipe)

Pierre-Yves Gerbeau, le président de la Fédération française de hockey sur glace, est revenu sur la prolongation de contrat de Philippe Bozon comme entraîneur de l'équipe de France. Le technicien tricolore a réussi à maintenir les Bleus dans l'élite mondiale. Prochaine mission : les Jeux Olympiques 2026.

Le 31 août dernier, Philippe Bozon a vu son contrat d'entraîneur de l'équipe de France être prolongé de deux saisons supplémentaires. L'ancien joueur des St Louis Blues, en NHL, âgé aujourd'hui de 55 ans, est désormais lié aux Bleus jusqu'en 2024, année du Tournoi de qualification olympique pour les Jeux de Milan/Cortina d'Ampezzo (qui auront lieu en 2026). Si Bozon parvient à qualifier l'équipe de France pour les JO, il se verra offrir une prolongation supplémentaire de deux ans.

Pierre-Yves Gerbeau, le président de la Fédération française (FFHG), a expliqué que le maintien des Bleus dans le groupe Elite du Championnat du monde avait justifié la prolongation de contrat de Bozon. « Il avait une épée de Damoclès au-dessus de la tête, a déclaré le dirigeant français. Je lui avais dit que, si notre résultat dans le groupe A (le groupe Elite) était négatif, il en porterait la responsabilité. Mais l'équipe s'est brillamment maintenue. Il y a eu le résultat mais également la qualité du jeu. »

Pierre-Yves Gerbeau

« La qualification olympique est indispensable »

Et Gerbeau d'enchaîner : « Il y a aussi eu de la frustration sur la fin, car il y avait de la place pour faire mieux au Mondial. Moi, j'ai trouvé ça plaisant, quand Alexandre Texier a pété les plombs (*), quand il entendait dire que l'équipe pouvait se contenter du maintien. C'est son rôle d'être ambitieux. C'est notre jeune leader, le futur de l'équipe de France ».

Le président de la FFHG a conclu, en déclarant que « l'objectif à moyen terme était de se qualifier régulièrement pour les quarts de finale du Championnat du monde et surtout d'aller aux Jeux. La qualification olympique est indispensable pour faire parler de nous ».

(*) À l'issue du dernier match des Bleus au Mondial en mai dernier, une défaite face au Canada (1-7), Texier, passé de Columbus (NHL) à Zurich cet été, n'avait pas mâché ses mots au micro du signal international.

« On n'a pas joué et c'est juste inacceptable. On ne va pas descendre, mais pour les prochaines années, il faut qu'on change notre mentalité. On était juste contents de ne pas aller en Deuxième Division. En tant que joueurs, en tant qu'équipe, on doit croire en quelque chose, pas seulement ne pas aller en Deuxième Division. Je suis un peu furieux là-dessus. Il faut qu'on change notre mentalité. C'est sûr qu'on est parti de bas il y a trois ans, on a fait le boulot. Se maintenir, c'est bien mais pour moi ce n'est pas assez, je ne suis pas satisfait. »

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