Philippe Clement, avant Nice-Monaco : « Un bilan après cinq matches ? »

À deux jours d'affronter Nice (dimanche, 20h45), l'entraîneur de Monaco Philippe Clement est revenu sur le manque de points de son équipe (16e après 5 journées), qui ne l'inquiète nullement.

« Êtes-vous satisfait du mercato ?
Je suis un entraîneur facile. Je suis toujours satisfait parce qu'on parle avec les dirigeants. Tu sais que tu n'obtiens jamais 100 % de ce que tu pensais avoir au début d'un mercato, mais nous avons beaucoup de joueurs avec du talent et l'envie de grandir ici et de s'améliorer. Je suis quelqu'un qui aime travailler avec des gens ambitieux et tous les joueurs qui sont venus sont des joueurs de qualité.

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Où situer Monaco après votre grand match contre Paris (1-1) et la déception face à Troyes (2-4) ?
Au même endroit que lundi au lendemain du match contre Paris. Il n'y a pas de grande différence. On a assez parlé des circonstances de la défaite face à Troyes (Monaco a disputé toute une mi-temps à dix). Maintenant, c'est un autre match qui nous attend face à Nice. Je suis convaincu qu'avec l'équipe que nous avons nous pouvons faire une grande saison, à la hauteur de nos ambitions.

« Les vestiaires qui regardent trop les résultats sont ceux qui connaissent des hauts et des bas parce qu'ils vivent trop dans l'émotion »

Vous avez déjà huit points de retard sur le podium...
Pour moi, c'est toujours plus honnête de faire un bilan à la fin de la phase aller, quand tout le monde a joué contre tout le monde. Nous savions que notre calendrier, pour les premières journées, était le plus difficile de toutes les équipes du Championnat. On ne peut pas faire un bilan après cinq matches.

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Vous ne sentez donc pas de pression particulière ?
Non. De même qu'on ne pourrait pas être tranquilles si on avait été premiers après cinq journées. Parce qu'il reste 33 matches à jouer. Bien sûr que ça donne confiance de prendre des points, mais les joueurs doivent être conscients de leurs qualités et avoir confiance en eux, sans regarder uniquement les derniers résultats. Les vestiaires qui regardent trop les résultats sont ceux qui connaissent des hauts et des bas parce qu'ils vivent trop dans l'émotion. Il faut être constant, dans ses émotions et dans les résultats.

Avec le recul, avez-vous la même analyse que mercredi soir, quand vous critiquiez l'arbitrage de la rencontre face à Troyes et que vous releviez d'autres "décisions incohérentes" à votre encontre depuis le début de saison ?
Je n'aime pas me plaindre après les matches, mais je devais dire des choses après le match, parce que les décisions prises ont été décisives sur l'issue de la rencontre, et ce n'était pas la première fois. J'ai dit ce que je pensais. Je sais que les arbitres sont honnêtes. J'ai seulement demandé de la cohérence. »