Philippe Saint-André répond à Maxime Mermoz : « Le mot ''lâche'', j'ai du mal »

Philippe Saint-André a répondu à Maxime Mermoz. (A. Réau / F. Lancelot/L'Équipe)

Visé par Maxime Mermoz cette semaine, notamment pour ne pas l'avoir pris lors de la Coupe du monde 2015, l'ancien sélectionneur Philippe Saint-André a réagi ce vendredi su RMC.

Dans le podcast En Terrain Conquis diffusé mercredi, l'ancien trois-quarts centre Maxime Mermoz avait littéralement dézingué l'ancien sélectionneur des Bleus Philippe Saint-André, qui ne l'avait notamment pas pris pour la Coupe du monde 2015.

Sur RMC vendredi après-midi, celui qui est désormais manager du MHR a réagi sans chercher à mettre de l'huile sur le feu. « C'est triste pour Maxime Mermoz de ressortir une telle histoire huit ans après. Je pense qu'il y a un vrai mal-être chez lui, il faut qu'il trouve sa voie dans l'après-rugby... »

« À Toulon (où évoluait Mermoz), les titulaires, c'étaient Mathieu Bastareaud et Matt Giteau, retrace l'actuel entraîneur du MHR. Bastareaud était aussi titulaire en équipe de France, Wesley Fofana était un des meilleurs trois-quarts centres européens et on s'appuyait aussi sur Gaël Fickou, Rémi Lamerat et Alexandre Dumoulin. Le rôle d'un entraîneur, c'est de faire des choix... J'en fais depuis pratiquement vingt ans, heureusement que des joueurs ne sont pas contents, car ce sont des compétiteurs qui veulent être titulaires... »

Et « PSA » de prendre l'exemple de Fulgence Ouedraogo, hors groupe lors de la phase finale qui a mené Montpellier à son premier Bouclier de Brennus en juin, après 18 saisons au club. « ''Fufu'' m'en voudra toute sa vie et c'est normal mais il a l'intelligence, le respect de la hiérarchie, le respect de l'institution. Je travaille tous les jours avec lui (il est ambassadeur du MHR aujourd'hui), je sais que je lui ai fait mal mais mon rôle, c'est de faire des choix. Je n'ai pas fait que des bons choix. Quand j'étais sélectionneur, vous (les médias) m'avez chargé assez souvent et je n'ai pas eu que des choix cohérents mais j'ai essayé de faire les meilleurs possibles. »

Qualifié de « lâche » et de « baltringue » par Mermoz, Saint-André a conclu : « Le mot ''lâche'', j'ai du mal. D'abord par mon histoire personnelle et familiale. Le mot ''lâche'' dans une famille de résistants... (Son grand-père, Philippe Saint-André a été fusillé par les Allemands dans le Vercors en juillet 1944). Ensuite, sur mon rôle de sélectionneur... J'ai pris des baffes dans la gueule et je ne me suis jamais échappé. J'ai pris 60 points dans la gueule avec l'équipe de France en quarts de finale (62-13 face aux All Blacks en 2015) mais j'ai répondu aux médias, j'ai pris la responsabilité totale de cet échec et j'ai fermé ma gueule. Le mot ''lâche'', il ne peut pas passer. »