Les Phoenix Suns ont les armes pour décrocher leur premier titre NBA

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Finalistes l'année dernière, les Phoenix Suns ont survolé la saison régulière et semblent armés pour conquérir leur premier titre NBA. Pourtant, à l'heure des play-offs, la franchise d'Arizona demeure sous considérée.

Chris Paul et le « Big 4 »

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Franchise née en 1968, une des onze équipes actuelles de NBA à n'avoir jamais remporté le titre, les Suns peuvent y croire. Non seulement parce qu'ils auront l'avantage du terrain jusqu'au bout, mais aussi parce que leur collectif, quasi inchangé et savamment huilé par Monty Williams, a encore gagné en maturité et en exigence.

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Avec un formidable chef d'orchestre, Chris Paul, meneur d'expérience (37 ans en mai) et passeur d'exception (10,8 passes décisives de moyenne par match, le n° 1 en NBA), un scoreur d'élite, Devin Booker (26,8 pts), nourri par des années de frustration, et un pivot dominant des deux côtés du terrain, le Bahaméen Deandre Ayton (17,2 pts, 10,2 rebonds), les Suns possèdent l'un des trios les plus redoutables de la ligue, peut-être le plus complémentaire. On pourrait même parler de « big 4 » avec Mikal Bridges, l'un des favoris pour le titre de défenseur de l'année. Ils ont aussi une profondeur de banc inestimable, notamment à l'intérieur où les signatures de JaVale McGee et Bismack Biyombo ont comblé un vrai manque. Suffisant pour convaincre les sceptiques et aller au bout ?

Booker, symbole mésestimé

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Dans l'histoire de la NBA, douze joueurs ont fini la saison régulière avec le meilleur bilan collectif et des moyennes supérieures ou égales à 25 points, 5 rebonds et 5 passes décisives. Ils ont tous été sacrés MVP. Devin Booker (ci-dessous lors d'un match face à Utah en janvier) coche toutes les cases, à 0,2 passe près, mais il devra encore patienter avant de rafler la plus prestigieuse des récompenses individuelles : malgré le soutien déclaré de plusieurs stars américaines (Lillard, Irving, D. Green), l'arrière de 25 ans, meilleur joueur de la meilleure équipe de la ligue, n'est même pas cité parmi les trois favoris (Antetokounmpo, Embiid, Jokic).

S'il a gagné le respect de ses pairs, Booker ne jouit pas de la même popularité auprès de la presse - qui élit chaque année le MVP - et du public. Ce qu'il a pu constater en février quand il a dû se contenter d'un rôle de remplaçant pour son troisième All-Star Game, ce qui a suscité la colère des fans de Phoenix.

Sa personnalité assez lisse y est peut-être pour quelque chose, mais son cas est aussi symptomatique du manque de considération dont jouissent les Suns, qui viennent pourtant d'écrire une nouvelle page de leur histoire en battant leur record de victoires en saison régulière (64). « Cette équipe mérite qu'on lui jette quelques fleurs, a demandé Booker après son récital (49 points, 10 passes) contre Denver (140-130) le 24 mars. [...] On s'est attachés à ne pas faire attention à ce qui peut se dire sur nous, mais on a besoin de reconnaissance. »

64 victoires, saison record

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Soixante-quatre victoires, huit de plus que le deuxième à l'Ouest Memphis, onze de mieux que Miami, leader de l'Est, c'est mieux que les Suns de Charles Barkley, battus en finale par les Bulls de Michael Jordan en 1993. C'est aussi deux de plus que ceux de Steve Nash (finalistes de Conférence en 2005). Mais ce n'est pas encore suffisant pour faire l'unanimité à l'aube des play-offs, qui débutent ce samedi.

C'est vrai, la franchise de l'Arizona n'a jamais inscrit son nom au palmarès de la NBA (3 finales). C'est vrai, elle n'a ni l'effectif le plus clinquant, ni l'attaque la plus spectaculaire (5e, 114,8 points en moyenne par match), ni la défense la plus féroce (8e, 107,2 points encaissés en moyenne).

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Mais après dix ans de traversée du désert (sans play-offs depuis 2010), elle a prouvé qu'elle était de retour au premier plan la saison dernière, en échouant à deux victoires de son premier titre NBA face aux Milwaukee Bucks de Giannis Antetokounmpo (2-4).

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