Pierre-Ambroise Bosse forfait pour les Mondiaux d'Eugene

Pierre-Ambroise lors des séries des Championnats de France. (F. Faugère/L'Équipe)

Victime d'une désinsertion partielle du tendon de l'ischio-jambier depuis les Championnats de France, le champion du monde 2017 tire un trait sur les Mondiaux d'Eugene, en se gardant « une option » pour les Europe.

Sa fin de course au pas ce samedi à Nancy (8e) cachait bien plus qu'une montée de lactique mal contrôlée. Depuis mercredi et une IRM de contrôle, Pierre-Ambroise savait que la douleur qu'il traînait depuis une blessure au muscle obturateur (muscle de la ceinture pelvienne) en avril lors d'un entraînement, était en réalité bien plus préoccupante.

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« Lors de l'IRM de contrôle, on a appris que j'avais en réalité une désinsertion partielle du tendon droit (un quart du tendon) de l'ischio-jambier (à l'insertion avec le bassin), avouait quelques heures après sa course le champion du monde 2017 du 800 m. La blessure au-dessus, c'est la désinsertion totale et ça voulait dire fin de carrière. Je ne veux pas risquer une fin de carrière sur ça. »

Une épée de Damoclès
Depuis 2014, Bosse traîne régulièrement des douleurs dans cette zone même si cela faisait plusieurs mois qu'il pouvait de nouveau s'asseoir normalement. Mais depuis avril, plus de quinze minutes sur une chaise ou conduire une voiture étaient redevenues une petite torture.

Pourtant, avec des soins bien ciblés, l'international français avait tout de même réussi à manoeuvrer sa barque en réalisant les minima mondiaux à Paris et en prenant la troisième place aux France de Caen. Mais c'est là, avec les changements rythmes liés aux courses tactiques que la douleur a pris un nouveau cap. Désireux de tenter le coup à Nancy, il a compris dans les heures suivant le meeting que sa saison venait de tourner.

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« Ça fait quelques jours que je cogite avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Aujourd'hui (samedi), je n'étais pas dans le coup, j'ai eu trop peur de me blesser. On a pris la décision de ne pas faire Eugene, ça n'aurait eu aucun sens. On va se réparer tranquillement. Il est possible aussi de faire une croix sur Munich (Championnats d'Europe, 15-21 août).

On va en discuter avec les médecins. Il n'y a pas de solutions miracles mais si on bosse dur avec les PRP (injection de plasma riche en plaquette), du laser et compagnie, on peut gratter des semaines jusqu'aux Europe. On garde espoir. Mais le plus important pour moi et mon staff, c'est que je puisse reprendre en octobre en étant frais, sans aucune douleur. »

Dès ce lundi, Bosse se rendra donc dans le VIIe arrondissement de Paris pour une injection de PRP et débuter, ensuite, sa rééducation. « C'est une décision frustrante mais logique, conclut-il. On est dans le trou mais c'est la meilleure solution. On est fier de ce qu'on a accompli jusque-là. On est revenu de très loin. On s'est prouvé que je pouvais recourir vite. On ne veut pas tenter le diable. C'est ma plus grosse blessure. Si on veut repartir sur 2023, on part sur cette stratégie en gardant une option sur les Europe. »

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