La pige de Russell chez Mercedes lui a appris à s'adapter

Benjamin Vinel
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S'il n'a tiré qu'une neuvième place de l'opportunité en or qu'il a eue de participer au Grand Prix de Sakhir pour Mercedes, a pu parfaire son apprentissage au volant de la redoutable Flèche d'Argent.

ayant été testé positif au coronavirus, la marque à l'étoile a fait appel pour le remplacer à son protégé Russell, ce dernier passant de la modeste Williams à la meilleure monoplace du plateau. Impressionnant, il était bien parti pour gagner avant une bévue de son écurie lors d'un arrêt au stand puis une crevaison et n'a finalement pas pu faire mieux que cette neuvième position, certes avec le meilleur tour en course.

George Russell, Mercedes F1 W11

George Russell, Mercedes F1 W11<span class="copyright">Steven Tee / Motorsport Images</span>
George Russell, Mercedes F1 W11Steven Tee / Motorsport Images

Steven Tee / Motorsport Images

2021 marquera la troisième et dernière saison du contrat actuel de Russell avec Williams, faisant de l'Anglais un candidat évident à un baquet Mercedes en 2022, que ce soit en remplacement de ou en cas de départ surprise de Lewis Hamilton. Après deux premières campagnes convaincantes dans l'élite, il va toutefois falloir renouveler des performances intéressantes.

"Je pense qu'il s'agit de maintenir ce niveau et l'attitude positive au sein de l'écurie et en dehors", poursuit Russell. "Il faut ne pas être frustré par les mauvaises performances de cette équipe, il faut continuer d'essayer de tirer Williams vers le haut. Je pense que Mercedes croit en moi, ils m'ont donné l'opportunité et ils m'ont toujours soutenu. Maintenant, il est de mon devoir de rester authentique et de ne pas soudain changer l'an prochain à cause de certaines circonstances, de ne pas devenir quelque chose que je ne suis pas actuellement."

En attendant, Russell va prendre son mal en patience au sein d'une écurie Williams en difficulté, avec laquelle il n'a toujours pas marqué le moindre point en 37 Grands Prix. "En tant que pilote, on veut faire ses preuves sur un pied d'égalité", souligne-t-il. "Si l'on fait le Tour de France et qu'il y en a un qui a un meilleur vélo, ou un vélo avec un moteur électrique, on a beau être le meilleur cycliste du monde, on ne peut pas se battre avec lui. Il y a certainement un élément de frustration, mais en fin de compte, la Formule 1 est ainsi. Il y a toujours eu des voitures rapides et des voitures plus lentes. En 2021, malheureusement, je pense que ce sera similaire."

"J'espère – tout le monde espère, je crois – qu'en 2022, avec la nouvelle réglementation financière, avec la nouvelle réglementation technique, le peloton sera plus serré. Espérons que cela rendra le pilote décisif. Je pense que tout le monde attend ça avec impatience."

Propos recueillis par Jonathan Noble