Les pilotes craignent que le COVID-19 vienne troubler la course au titre

Vincent Lalanne-Sicaud
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Valentino Rossi est absent au Grand Prix de Teruel, pour le deuxième week-end consécutif, en raison d'un test positif au COVID-19. L'Italien est le seul pilote à avoir été contaminé en MotoGP, mais le virus a déjà troublé la lutte pour le titre dans les autres catégories. Jorge Martín, engagé en Moto2, et Tony Arbolino, qui roule en Moto3, ont tous les deux dû déclarer forfait pour deux courses.

En plus des dangers pour leur santé, les quatre leaders du MotoGP, séparés par seulement 15 points, craignent une contamination synonyme de forfait et de fin d'espoirs de titre. "C'est une situation très difficile pour tout le monde", a déclaré , leader du championnat, en amont du Grand Prix de Teruel. "Cela s'empire en permanence. Pour nous, il sera crucial de ne manquer aucune course si nous voulons continuer à jouer le championnat."

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, conscient que le risque zéro n'existe pas, fait le maximum pour se protéger d'une contamination. Si les mesures prises dans le paddock le rassurent, avec des tests réguliers, le pilote espagnol est plus inquiet entre les courses, surtout quand il doit prendre l'avion.

"Franchement, c'est très difficile, et c'est de pire en pire", a déploré le pilote Yamaha. "Pour moi, le principal problème c'est que l'on peut tout faire à la perfection, mais si un membre de notre équipe a le COVID, on va l'attraper nous aussi. Ça vaut particulièrement pour ceux qui voyagent en avion et avec des gens qui ne font pas partie du paddock MotoGP et ne se font pas tester. C'est difficile, franchement, tout le monde peut très facilement l'attraper."

"J'essaye en tout cas de bien faire les choses, de rester au maximum enfermé à la maison quand je rentre chez moi. Ça n'est bien sûr pas le cas à 100% parce qu'il faut respirer un peu sinon on deviendrait dingue à être enfermés à la maison, mais pour moi le plus dangereux c'est quand on voyage. Quand on est dans le paddock, au fond on se fait tous tester alors c'est ce qu'il y a de bien. Quand on est à la maison c'est dangereux. Si on fait attention dans ses déplacements, ça va à peu près, mais dès qu'on voyage c'est la partie difficile."

Les pilotes veulent éviter les contacts au maximum

assure limiter au maximum les contacts entre les courses, craignant une contamination. Le MotoGP fera une rare pause dans son calendrier entre l'Aragón et Valence mais le pilote du team Petronas promet de rester au maximum à l'isolement.

"Je suis plus nerveux quand je suis à la maison que sur les courses, car même si on reste à la maison, qu'on s'entraine à la maison et qu'on fait tout à la maison, tant qu'on n'a pas obtenu un test négatif, on n'est pas serein", a reconnu Quartararo. "Après cette course, je vais rester à la maison avant Valence, je vais juste m'entraîner à la maison et ne rien faire avant Valence."

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Le programme sera le même pour Joan Mir : "Sincèrement, après cette course, je vais renter chez moi, normalement, mais ensuite, chez moi, ce sera difficile de sortir", a déclaré l'Espagnol. "Je ne veux pas sortir. Nous allons voir ce que nous ferons."

Andrea Dovizioso, le quatrième pilote du groupe de tête au championnat, dénote légèrement, en reconnaissant la difficulté de la situation mais en refusant de sombrer dans l'anxiété. "Je ne suis pas trop inquiet car je ne pense pas que l'on ait tout sous contrôle", a expliqué le pilote Ducati. "On ne peut donc pas gérer cette situation et c'est difficile. Tout le monde essaye de faire le maximum, mais c'est une situation très difficile."

Avec Léna Buffa