Les pilotes Ducati démunis après des qualifications difficiles

Vincent Lalanne-Sicaud
·3 min de lecture

Le Grand Prix de Teruel s'annonce difficile pour Ducati, à la peine depuis la première course en Aragón. Cinq des sept pilotes de la marque prendront le départ parmi les sept dernières positions et seul l'un d'entre eux, Johann Zarco, a atteint la Q2. , 17e sur la grille, voit peut-être ses chances s'envoler au championnat avec ce nouveau week-end difficile.

"Pour se refaire en course, il faut de la vitesse et il faut bien piloter sans user le pneu", a expliqué l'Italien. "Mais la vitesse, en ce moment, on n'en a pas. Beaucoup de nos adversaires ont progressé et sont un peu plus rapides, ils ont donc plus de marge pour gérer le pneu. Franchement, ça me parait compliqué. Moi, ça me fait juste chier de ne pas pouvoir jouer le titre, le reste n'est pas important."

Francesco Bagnaia, Pramac Racing

Francesco Bagnaia, Pramac Racing<span class="copyright">Gold and Goose / Motorsport Images</span>
Francesco Bagnaia, Pramac RacingGold and Goose / Motorsport Images

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Les problèmes ne sont pas de la même nature selon les pilotes. Miller a des soucis en entrée de courbe, avec l'avant de sa machine. "En Q2, en voyant l’entrée de certains dans le dernier virage... Je n’ai pas pu faire comme eux en deux semaines, et ils le font à chaque tour. Dans ce long virage, ils ont beaucoup plus d’adhérence. Ils peuvent rester à l'intérieur jusqu’à la sortie. Nous avons changé beaucoup de choses sur la moto pour trouver du grip à l’arrière et nous n’avons rien trouvé." Petrucci a de son côté des soucis avec l'arrière. "Malheureusement, ce sont exactement les mêmes problèmes que la semaine dernière", a déploré le pilote du team officiel. "Quand on n'arrive pas à avoir de grip à l'arrière, surtout en entrée de virage, tout devient très difficile."

Peut-il attendre un rebond de Ducati sur le circuit de Valence, où le MotoGP se produira deux fois dans les prochaines semaines ? Bagnaia garde l'espoir mais il veut surtout comprendre le manque de constance de la Ducati, notamment quand les pistes offrent peu d'adhérence.

"J'espère, franchement, j'espère que tout ira mieux à Valence. C'est une piste différente, mais ça n'est pas une excuse. On a été compétitifs sur des pistes sur lesquelles habituellement la Ducati ne l'est pas tellement, alors que celle-ci est une piste pro-Ducati et on a du mal. Cette année, avec le nouveau pneu, on a peut-être un peu plus de mal dans certaines situations et surtout quand il y a peu de grip. À Barcelone, il y avait peut-être encore moins de grip qu'ici, mais il pouvait plus se contrôler. Ici, on a plus de mal à être réguliers. D'ailleurs, en EL4 mon temps idéal est plus rapide de quatre dixièmes [que celui que j'ai fait] et ça veut dire que l'on n'arrive pas à avoir la constance pour se montrer plus rapides sur tous les tours."

Avec Léna Buffa