Piste : la course à la qualification olympique pour Paris 2024 est lancée

Les prétendants à une place aux JO de Paris 2024 sont nombreux. (E. Garnier/L'Équipe)

À dix-huit mois des Jeux 2024, l'entraîneur national du sprint Grégory Baugé, son homologue de l'endurance Steven Henry et le directeur de la préparation olympique Florian Rousseau dressent un bilan satisfaisant des Championnats de France sur piste qui viennent de s'achever à Roubaix. Désormais, place aux points pour les quotas.

Grégory Baugé (entraîneur national du sprint) : « Je n'attendais pas forcément des performances de la part des athlètes. On entre dans une phase importante pour la qualification olympique avec les Championnats d'Europe qui arrivent et c'était une très bonne solution de commencer l'année par un Championnat de France plutôt que par de l'entraînement pur. De manière globale, les athlètes ont apprécié. Ils ne sont pas tous au top de leur forme, mais ils se sont donnés à fond et se sont fait plaisir. Personnellement, je n'ai rien imposé. Devenir champion de France n'était pas primordial, on veut juste être champion olympique.

Sur le sprint féminin, Mathilde (Gros) a franchi un cap depuis quelques mois et ce qu'elle a réalisé à Roubaix est intéressant. Elle s'affirme comme voulant être la patronne et déjà imposer son nom en France. Chez les garçons, il y a un peu plus de concurrence. Il y a peut-être un ou deux noms qui sont proches de la ligne d'arrivée mais rien n'est définitif. De toute façon il n'y aura pas de la place pour tout le monde, mais je ne vends pas du rêve à mes athlètes. »

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Steven Henry (entraîneur national de l'endurance) : « Il y a eu un bon bloc de travail de fait pendant la semaine. J'ai vu qu'il y avait des athlètes déjà bien en forme comme Valentine Fortin chez les filles et, chez les garçons, un retour au premier de Thomas Boudat et une belle prise de dimension de Valentin Tabellion. Benjamin (Thomas) et Donavan (Grondin) ont été un peu moins performants qu'au mois d'octobre parce qu'ils sont en phase de reprise, mais ça reste de bon augure pour un début de saison. Chez les garçons, il a de la densité mais c'est un peu plus complexe. En raison de leur calendrier sur route, on fait davantage tourner et on n'a pas toujours l'équipe type à disposition même si un noyau dur se dégage.

Dans l'immédiat, l'objectif des prochains Championnats d'Europe sera de faire un top cinq pour ne pas prendre trop de retard par rapport aux équipes européennes, sachant que le gros rendez-vous de l'année sera le Mondial à Glasgow (12-16 octobre). »

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Florian Rousseau (directeur de la préparation olympique) : « Au niveau de la performance, ces Championnats de France correspondent à ce qu'on souhaitait. Surtout au niveau de l'endurance puisque les coureurs sont venus en nombre. Il y a eu de la densité et de la qualité, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Les coaches sont particulièrement satisfaits. Une semaine durant, toutes les courses ont été particulièrement disputées. Avec des Championnats de France disposés à cette date, ça permet d'aborder dans les meilleures conditions la qualification olympique et les Championnats d'Europe dans un mois.

Le risque était de constater une certaine démobilisation de la part des athlètes après une période de fêtes, ce qui n'a pas été le cas. C'est le genre de rendez-vous à cette époque de l'année qui permet aux coaches d'avoir une véritable évaluation de compétition et pas d'entraînement afin d'ajuster la préparation pour les prochains Championnats d'Europe. Par rapport au cheminement pour la qualification olympique, on souhaite que les Championnats soient aux mêmes dates en 2024. »

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